Imprimante numérique Onset-M, alias PE7 de Fujifilm

28 septembre 2017

  • a. Imprimante UV à plat automatisée de Fujifilm.

  • b. Spotjet UV de SPS.

  • c. Configuration en ligne de la PE7.

  • d. Disposition des têtes d’impression.

  • e. Tête d’impression Dimatix Q-class de Fujifilm.

  • f. Polymérisation intermédiaire (pinning) sur la PE7.

  • g. PE7 vendue à Reflex.

(a) À la Fespa de Hambourg, Inca a fait la démonstration de ce qu’elle avait promis en son temps : l’Onset-M. Cette imprimante UV LED à plat à chargement et déchargement automatisés se présente comme l’alternative pour les courts tirages offset B1 ainsi que pour la sérigraphie polychrome de même format. Le système est covendu via Fujifilm, sur le stand duquel la machine était en démonstration à la Fespa. Fujifilm appelle cette presse jet d’encre la PE7, par référence au volume de gouttelette : 7 picolitres. Il s’agit en fin de compte d’une imprimante à plat polychrome à encres UV automatisée de format B1 (71,4 x 104 cm). La PE7 imprime 200 feuilles/heure, en mode automatisé, en 2 x CMJN recto, avec polymérisation intermédiaire (pinning) par LED UV + séchage UV. L’épaisseur de support maximale est de 10 mm. La résolution maxi atteint 1 200 dpi. L’Inca coûtera 500 000 dollars, selon John Mills, CEO. Un rapport prix/prestations raisonnable par rapport à la Primefire B1 de Heidelberg. Cette presse jet d’encre UV-Led de Heidelberg imprime 2 000 feuilles/heure de maximum 0,6 mm d’épaisseur, à 1 200 dpi, pour un coût de trois millions d’euros. Pour rester dans un ordre d’idée plus comparable, il y a aussi la machine à imprimer par jet d’encre UV pour vernis sélectif de format B1, avec séchage UV (b) « Spotmatic », d’environ un demi-million d’euros, lancée à la drupa 2016 par SPS-Wuppertal. (c) La configuration en ligne de la PE7 commence par un margeur feuille ce par un margeur feuille à feuille d’AutoFeeders (Royaume-Uni), avec chargement frontal et taquage latéral séparé. Une pince positionne ensuite la feuille vierge exactement sur le plateau d’impression aspirant, lequel a été mis au point par Inca pour maintenir une planéité absolue sous les têtes d’impression avec les supports les plus lourds. En trois passages bidirectionnels, le chariot de têtes fait la navette perpendiculairement au sens d’avancement des feuilles (pour la résolution maximale de 1 200 dpi). Un texte en corps 4 imprimé en noir ressemble à de l’offset à fine trame. (d+e) Dans cette navette, on trouve 48 têtes Dimatix Q-class de Fujifilm, selon une application éprouvée (comme illustré) sur les Inca Onset-X et Spyder-X. Des sécheurs UV-Led destiné au pinning des encres UV sont montés sur la navette de têtes. (f) Après le pinning, l’imprimé passe sous un sécheur UV de Natgraph avec sortie feuille. Ce sécheur à lampes à vapeur de mercure assure un séchage total de la feuille d’impression. La machine exposée produisait pratiquement sans un bruit. La PE7 de Fujifilm imprimait exclusivement sur du PVC mat de 400 microns. Ce choix de support s’expliquait par la première vente d’une (g) PE7 à Reflex Printed Plastics, de Tunbridge Wells, dans le Kent (Royaume-Uni) (www.reflex-print.co.uk). Reflex fournit des produits plastiques imprimés en polychromie au monde de la grande distribution : autocollants, affiches, décalcomanies de sol, clip strips, affichettes de table, réglettes de linéaire, signalétique d’itinéraires, stop rayons, également des panneaux d’abribus, etc. La machine montrée au salon ne partait d’ailleurs pas directement chez Reflex, mais retournait à l’usine d’Inca pour une dernière mise au point. Une deuxième PE7 de même configuration était destinée à la fabrique d’encre de Fujifilm, à Broadstairs, dans le Kent, pour les essais d’encres UV. Le CEO John Mills a confié que la PE7, alias l’Onset-M, serait disponible dès septembre-octobre 2017.

La qualité UV de la PE7 peut-elle remplacer celle de l’offset en tous points ? Difficile de répondre. Les deux techniques produisent de superbes résultats en polychromie. Comme les courbes de contraste, l’adhérence de l’encre et le mélange des couleurs sont différents dans les deux procédés, la qualité d’image obtenue n’est jamais la même pour un même document. Il n’y a donc pas d’interchangeabilité l’un pour l’autre, même si les profils colorimétriques pourront aider à amener la qualité d’impression dans les mêmes parages. Autrement dit : offset et jet d’encre UV sont deux qualités indépendantes, qui peuvent toutes les deux donner de superbes résultats, sans pour autant être identiques. La qualité d’impression de Fujifilm présentée en démonstration est ressortie brillamment, surtout en mode polychrome mat/haut brillant. Le mode glossy souffrait d’effets typiques du séchage UV avec le phénomène bien connu d’apparition de motifs brillants. L’odeur d’ozone due aux UV autour de la machine de démo à la Fespa demandait plus d’extraction que ce qui était possible au salon. Les feuilles d’impression retiennent aussi l’odeur d’UV pendant une longue période.

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