Stimuli en pagaille

28 septembre 2017

La Fespa de Hambourg avait été voulue comme un seul grand salon ; à l’image de la drupa pour le secteur de l’imprimerie. Avec le jet d’encre, les fournisseurs dans le domaine du grand format s’intéressent toutefois à une gamme élargie de matières à imprimer, ce qui recouvre une ribambelle de supports tant rigides que souples. De quoi nécessiter autant de systèmes d’impression spécifiques, qui sont difficiles à regrouper dans une seule et même catégorie générale. La Fespa avait malgré tout prévu des halls dédiés sous les thèmes « Textile », « Digital », « Printeriors », « SignExpo » et « Screen ». Une classification qui s’est avérée vague, parfois inadéquate, voire, dans certains cas, exagérée dans la description. Le labyrinthe de Hambourg n’en a pas moins été source d’inspiration, de stimuli créatifs et de belles idées d’affaires.

  • 1. Logiciel de création d’imprimés de mode EFI Optitex.

  • 2. Imprimante DTG de Shima Seiki.

  • 3. Utilisation de gabarits en carton.

  • 4. Positionnement de l’image sur les tee-shirts.

  • 5. Machine à plier les textiles.

  • 6. Polaroid Nova.

  • 7. Imprimante simple de Mutoh pour visuels rétroéclairés.

  • 8. Avinci DX3200.

  • 9. Jeti Ceres RTR3200LED.

  • 10. Jeti Tauro H2500LED.

  • 11. aleph LaForte Fabric.

  • 12. ArioPrint, d’Arioli.

  • 13. ATP Softjet 5000, chez Gandy.

  • 14. Easycoat-dry.

  • 15. ColorJet SoftJet PLUS.

  • 16. DGI FabriJet HS FT-II.

  • 17. Durst Rhotex 325.

  • 18. EFI Reggiani Flexy.

  • 19. Gaspare Bugli, de chez EFI-Zaventem.

  • 20. Raptor 320.

  • 21. Petite Mimaki avec tapis adhésif.

  • 22. La MS JP7 comme imprimante d’affiches avec Fotoba.

  • 23. MTEX Dragon.

  • 24. Mutoh ValueJet VJ-1948WX.

  • 25. Imprimante Soljet de Roland avec encres SunTex.

  • 26. Aeoon Titan.

  • 27. Apex MT-FP1610-UV.

  • 28. Lancement à la Fespa de la Colorado 1640.

  • 29. Imprimante à relief Dimense.

  • 30. Détail de l’effet de relief/gaufrage.

  • 31. Durst WT250.

  • 32. InkTec JETRIX LXi8.

  • 33. La plus petite imprimante écosolvant d’OKI.

  • 34. Les Q200 et F160 de Qres.

  • 35. Impala LED & Nyala LED.

  • 36. Azon UV Matrix.

  • 37. Échantillons 3D de la Mimaki 3DUJ-P.

  • 38. Mutoh ValueJet 626UF.

  • 39. Aluprinter de table de Polychromal.

  • 40. Sakurai pour Zenith Automotive.

La Fespa de Hambourg 2017 a accueilli 39 224 visiteurs d’un jour. Un beau score après la Fespa d’Amsterdam 2016, avec ses 23 240 entrées. Pas mal non plus par rapport à la Fespa 2015 de Cologne, avec 43 775 unités. Ces différences dans le rapport de fréquentation entre villes de foires allemandes et non allemandes n’ont rien d’anormal. N’oublions pas non plus l’influence de la drupa 2016, où de nombreuses nouvelles technologies d’impression jet d’encre avaient déjà été présentées (en démo) – également pour le grand format. Sachant que tout exposant qui se respecte a tendance à magnifier à l’extrême sa propre actualité, nous nous concentrerons ici sur ce qui a fait les véritables nouveautés du salon à nos yeux. La plus alléchante était le lancement annoncé de l’Onset-M, alias Fujifilm PE7, qui marque une nouvelle avancée dans la digitalisation des tirages sérigraphiés. (Lire l’encadré).

Nouveaux outils de production pour la mode et le DTG à la Fespa

Cette édition de la Fespa a donné aux imprimeurs textiles grand format une occasion de songer malgré tout à l’une ou l’autre forme de production de mode. (1) L’annonce a ainsi percé pendant le salon qu’EFI avait racheté le développeur israélien Optitex pour 52,8 millions de dollars. Le logiciel d’impression d’Optitex aide les stylistes dans la création de vêtements imprimés. Grâce à la modélisation 3D, il est à présent possible de produire une conception virtuelle d’une pièce d’habillement aux bonnes mesures. Le styliste « drape » ensuite le motif choisi à son goût autour de ce modèle 3D. Ce qui est ensuite traduit via Optitex vers les patrons/pièces de tissu à imprimer, de manière à ce, qu’une fois les pièces de tissu assemblées, le motif soit en parfait raccord sur les coutures. Voir la vidéo YouTube « Optitex Printed Fabric Tool - 3D Fashion + Apparel Design Software ». Vente : EFI Belgium, à Zaventem. Dans ce même segment textile, le Japonais Shima Seiki a fait la démonstration de son offre matérielle et logicielle pour les tricots. Son logiciel SDS-ONE APEX3 pilote même les machines à tricoter. La vidéo YouTube (2) « Shima Seiki’s SIP160F3 DTG Printer » montre bien comment le système d’impression dote directement l’intégralité du vêtement tricoté d’un motif sans aucun raccord. (3) Le vêtement vierge est tendu sur des gabarits en carton. La SIP160F3 imprime ensuite le dessin des deux côtés en quelques étapes. Le logiciel SDS-ONE APEX3 montre un aperçu du résultat attendu. Aucun prix de vente n’a été communiqué pour le système en démonstration (avec table aspirante de 100 x 160 cm ou 160 x 240 cm), mais il ne devrait pas se situer sous les 200 000 euros. Contacts par l’intermédiaire de www.shimaseiki.co.uk. (4) Pour l’impression directe sur tee-shirts, Brother a montré le logiciel de positionnement d’image Tree EPS de Smake GmbH. Un projecteur LED positionné à la verticale du plateau d’impression (en haut de la potence verte) projette l’image introduite sur le tee-shirt. Tree EPS permet d’en adapter la grandeur d’échelle. Il est ainsi facile de disposer le tee-shirt au bon endroit, avec l’image aux bonnes dimensions. Une fois confirmation donnée par le bouton poussoir, l’imprimante Brother connectée commence le travail. Un prix de 2 490 euros est annoncé pour l’ensemble matériel-logiciel Smake Tree EPS, via www.smake.company. (5) Dekkenmachinery, à Udenhout (Pays-bas), a proposé en démo sa machine de pliage de vêtements Dekken T-Apparel, convenant pour des tee-shirts, des pantalons et bermudas, des chemises, etc. d’un format d’introduction maximal de 120 x 160 cm. Quelque 60 modes de pliage sont possibles. Beaucoup de main-d’œuvre peut ainsi être économisée par cette machine d’un coût de 68 000 euros.

Vraiment nouveau à la Fespa !

Pour commencer, quelques authentiques nouveautés bien belges, classées par ordre alphabétique, suivies d’autres lancements. (6) La société wavrienne Magenta-Vision a surpris tout son monde avec sa Polaroid Nova flambant neuve, une imprimante UV-Led rouleau-rouleau de 320 cm de large, de type Xpress 320LED. La productivité en 2 x CMJN est de 28 m2/h en huit passages HQ, jusqu’à 110 m2/h en deux passages, mode Qualité simple. Ce concept de Polaroid faisait la démonstration d’une impression UV polychrome sur textile rétroéclairé. Il manquait encore un caisson lumineux derrière l’imprimé prêt à l’emploi. Cette imprimante Polaroid est assemblée par Magenta-Vision en Espagne, avec des têtes Ricoh Gen5 (600 x 600 dpi), sur des châssis et autres organes de provenance asiatique. Le nom de Polaroid est lié à la machine du fait de la réalisation des couleurs validée/autorisée par Polaroid. Le prix de la Polaroid Nova est de 68 000 euros. Magenta-Vision produit aussi des encres UV, latex, écosolvant et solvant pour impression jet d’encre. À la Fespa, la NoeCha1 imprimait avec des encres UV de Magenta-Vision. Vente : directement via www.magenta-vision.com. (7) Plus loin, une imprimante rétroéclairée belgo-japonaise Mutoh : la ValueJet 1638UH de 162,5 cm de large, avec deux sécheurs à LED UV. Pas en tous points comparable avec l’UJV55-320 de Mimaki plus large, à près de 70 000 euros, mais tout à fait convenable pour des impressions à rétroéclairage, au prix de 30 095 euros. (8) Agfa a pris sa revanche à Hambourg avec une grande imprimante textile pour le soft sign : l’Avinci DX3200 de 320 cm, une roll2roll six couleurs à 169 000 euros offrant une capacité de sortie (selon la qualité) de 40 m2 à 173 m2/h, directement sur textile polyester. L’Avinci est équipée de têtes 1024i de Minolta et est « made in Korea ». Elle est sensiblement meilleur marché que l’imprimante textile de 320 cm qu’Agfa avait lancée à la Fespa 2013 : l’Ardeco à têtes Ricoh Gen4. Celle-ci intégrait un tambour de calandrage à sublimation dont la vitesse de rotation était adaptée à la cadence d’impression. Cette solution n’a pas été acceptée par le marché, qui a trouvé l’imprimante trop chère. Des déboires que la nouvelle « Avinci » d’Agfa ne semble pas connaître. Sa production imprimée est sublimée sur une calandre séparée à réglage individuel. (9) À la Fespa, on a également pu assister à des démonstrations de l’imprimante UVLed roll2roll Jeti Ceres RTR3200LED. À la question de savoir si cette Ceres ne risquait pas d’empiéter sur les plates-bandes de la Jeti Tauro et/ou de la Mira avec les options rouleau-rouleau, la réaction a été claire. « Agfa a mis au point cette Ceres UV roll2rol parce que le marché est demandeur d’une telle largeur. Surtout à présent que les bâches rétroéclairables grand format sont imprimées en UV. Cette Ceres possède elle aussi des têtes Ricoh Gen5, et elle offre la même qualité que la Tauro et la Mira. Il s’agit peut-être aujourd’hui d’un marché de niche, mais nous ne pouvons pas simplement l’abandonner à nos concurrents. » La Ceres de 320 cm de large coûte 340 000 euros. Agfa a par ailleurs engrangé quelques beaux succès au niveau des ventes. On pouvait le voir aux panonceaux « vendu » apposés sur une (10) Jeti Tauro H2500LED (PressR3, Italie), une Jeti Mira LED MG2732 (Sawaka Printing, Japon) et une Anapurna H3200i LED (pour un imprimeur polonais). Cela dit, Agfa a également bien vendu sur son marché domestique. Par exemple : PPP-APS, à Lierre, a mis en service sa deuxième machine Agfa peu après la Fespa : une Jeti Tauro H2500, qui est venue seconder une Anapurna H3200i LED installée un an auparavant. Une même Anapurna H3200i LED est aussi récemment entrée en production auprès de Solution nv, constructeur de stands à Wilrijk. Prodem, à Bruxelles, a par ailleurs rentré une H2050i. Copy House, à Nannine, utilise une Anapurna H2050i LED depuis 6 mois. SB Printing, à Brecht, dispose depuis quelques mois d’une Anapurna H2500i LED. Grafimon, à Heule, imprime sur une Jeti Tauro H2500 depuis le mois d’août. À épingler en outre une primeur Agfa chez DDM Printing, à Stekene, avec l’installation d’une première table de découpe et de fraisage Acorta-HS. Le contact commercial d’Agfa pour la Belgique est Niko Dheedene, chez Agfa Graphics.

Nouvelles imprimantes et applications textiles

La Fespa a confirmé l’affinité des Italiens pour l’impression numérique sur textile. (11) On a ainsi eu droit à des démonstrations par Aleph, d’une « Aleph LaForte Fabric Printer » de 190 cm de large (voir cette vidéo YouTube et aussi « Aleph at Fespa 2017 »). Auparavant, Aleph-LaForte fabriquait des imprimantes textiles sur une base OEM Mimaki. Cette collaboration ne fonctionne toutefois plus depuis que le rachat de La Meccanica par Mimaki. Aleph-LaForte est parvenue à empocher un subside européen via le programme Horizon 2020 pour le développement d’une nouvelle gamme propre d’imprimantes et de machines de finition textiles. La « Fabric » huit couleurs 190 cm de large montrée à la Fespa est destinée à une impression directe sur textile pour une productivité maximale de 540 m2/h. La machine tout-en-un coûte 350 000 euros, sécheur de sublimation compris. (12) L’imprimante textile de 180 cm de large à tapis adhésif ArioPrint, d’Arioli, a capté l’attention étant donné que le groupe italien Arioli, fondé en 1953 et doté d’une offre assez vaste de systèmes de post-traitement textile, n’est pas encore mentionné comme candidat à une reprise. La plage de résolutions et de capacités de sortie de l’ArioPrint en démonstration va de 300 x 300 dpi pour 900 - 1 000 m2/h, à 1 200 x1 200 dpi pour 90 - 122 m2/h. Voir également la vidéo YouTube « ArioPrint running at FESPA ». Vente en direct (www.arioligroup.com). Arioli a également lancé/montré, en collaboration avec la société autrichienne MHM, son iQ-Oval Digital, également connu comme le carrousel ArioJet pour impression de tee-shirts. Tant Arioli que CNTop et Flora impriment et sèchent des images simples sur tee-shirts sur des carrousels de sérigraphie multipostes, puis impriment ensuite en polychromie numérique par-dessus. Le but est de combiner des images de base et des fonds encrés avec des images polychromes variables/à la demande, lesquelles sont imprimées en numérique. Vente par l’intermédiaire de Pals Print & Screen, revendeur MHM à Goirle (Pays-Bas). Les carrousels à tee-shirts susmentionnés concurrençaient l’imprimante numérique à paternoster horizontal Vulcan de Kornit, visible en démonstration à la Fespa (vidéo YouTube « Kornit Vulcan DTG T-shirt Production »). (13) La nouvelle Softjet-5000 de 530 cm de large d’ATP en imposait chez Gandy par son concept audacieux ! Un cylindre de calandrage caoutchouté est intégré dans le jeu de rouleaux placé sous la table d’impression. La SoftJet a permis d’assister au traitement juxtaposé sur deux demi-cylindres inégaux, avec un écartement d’environ 20 cm. Les réflexions sur une éventuelle incompatibilité entre le déroulement saccadé de l’impression numérique et le souhait d’avoir une avancée ininterrompue du textile pendant le processus de calandrage, ont été parées par ATP avec l’explication d’un système de rouleaux compensateurs, qui fait en sorte que le calandrage puisse s’opérer en continu. Gandy vend cette imprimante textile « all-in-one » pour étoffes non étirables sous le nom « SoftJet », mais elle est « made by ATPcolor ». Le modèle en démonstration coûte 390 000 euros, mais le prix peut varier au gré des différentes configurations de têtes : 4 ou 6 couleurs avec 6 ou 12 x RicohG5 pour max. 600 x 1 200 dpi, ou respectivement 4, 6 ou 8 x Kyocera, pour également max. 600 x 1 200 dpi. La capacité de sortie va de 120 m2 à 320 m2/h selon les têtes. Voir vidéo YouTube « Softjet 5000 - Gandy Digital ». Livraison par l’intermédiaire de Gandy Digital NV, Zaventem / Aurélie Sterckx pour le Benelux. Gandy Belgique fournit aussi des unités de traitement textile de l’Italien Cibitex pour la préparation et la finition des étoffes. À la Fespa, Cibitex a montré sa plus grande machine de finition textile, (14) l’easyCOAT/DRY de 3,5 m de large. Celle-ci est une plate-forme industrielle/multifonctionnelle autonome permettant d’apprêter et/ou d’enduire des supports jusqu’à 3,3 m de large avant et/ou après l’impression. Prix : 210 000 euros. La Fespa a beaucoup moins donné l’occasion cette année de voir des imprimantes textiles de fabrication turque. Beaucoup sont à présent indiennes. La grandiose présentation de ColorJet, de Noida, dans l’Uttar Pradesh (Inde) avec deux imprimantes textiles fut des plus remarquées. Sa TXF est une imprimante à tapis adhésif de 120 cm de large pour textiles tricotés, annoncée à 60 000 dollars départ usine. La (15) SoftJet PLUS de ColorJet imprime directement avec des encres quadrichromes en dispersion sur textiles polyester non étirables. Les caractéristiques techniques de ColorJet mentionnent une productivité de 46 m2/h à 720 x 540 dpi en trois passages, laquelle tombe à 15 m2/h à 720 x 1 440 dpi en huit passages de têtes. L’imprimante dispose de son propre système de pré et post-chauffage destiné à assurer un séchage suffisant avant l’enroulement en attendant une sublimation séparée. Prix départ usine également de 60 000 dollars. La gamme Color-Jet entamée en 2004 contient par ailleurs des imprimantes UV/à plat et des (éco)solvants rouleau-rouleau. Elle donne l’impression de s’appuyer sur des fabrications OEM coréennes et chinoises. La présence du constructeur est une preuve que l’industrie du textile indienne va se digitaliser et peser davantage sur la concurrence, et qu’elle sera soutenue en cela par sa propre capacité de fabrication mécanique. À la Fespa, d’autres imprimantes textiles asiatiques (certaines à tapis adhésif ) ont été présentées en démonstration, notamment de chez d.gen, DGI, Flora, Handtop, Homer, JHF, Liyu, Shima Seiki, XSJ et YiliJet. Certaines peuvent compter sur des représentations ouest-européenne bien huilées, à l’image de d.gen, DGI et Liyu, qui disposent de distributeurs allemands actifs. Le distributeur de Handtop est SignTop (Pays-bas). Vu l’ampleur de son offre en impression textile, nous nous arrêtons quelque peu sur DGI, qui a lancé trois nouvelles imprimantes pour soft sign. D’abord, la FabriJet FT-1608 de 160 cm de large à papier-transfert. Ensuite, la FabriJet FT-3204X hybride de 320 cm, l’une et l’autre avec des têtes Panasonic. Enfin, l’imprimante CMJN à papier-transfert par sublimation de 190 cm large (16) FabriJet HS FT-II à 110 500 euros. Sa capacité de sortie va de 27 m2/h à 230 m2/h avec quatre têtes Kyocera projetant des gouttelettes de volume variable entre 4 et 7 pl. Voir également sur YouTube « DGI HS FT II ». À la Fespa, DGI a rentré des commandes pour la Pologne, les États-Unis et l’Asie. Notre région est desservie par le distributeur allemand Paul Marek, à contacter via www.gsx.de. L’adresse du site Web de DGI en Corée est www.dgi-net.com. La Fespa 2017 a été un jalon dans le domaine de l’impression transfert par sublimation des textiles. Une technique probablement éprouvée de longue date, mais qui n’a jamais eu autant de succès qu’actuellement. Une tendance que l’on sait encouragée par la baisse des prix des encres à colorants en dispersion pour l’impression numérique sur textile ainsi que par la dimension écologique du processus de production en deux phases (impression et sublimation en calandre). Durst et EFI-Reggiani surtout y trouvent leur bonheur si l’on en croit leurs chiffres de vente. (17) Sur l’imprimante de papier-transfert pour sublimation sur textile Rhotex 325 de Durst trônaient deux panonceaux « vendu ». Les machines partaient à l’issue du salon chez Probo, à Dokkum (Pays-Bas) et Ultima Displays, à Nantes (France). Ultima entend encore équiper trois de ses imprimeries l’an prochain d’une Rhotex 325 ; la valeur de commande totale des quatre machines tourne autour des deux millions d’euros. Durst a déjà installé vingt exemplaires de ce nouveau modèle d’imprimante à transfert dans le monde. Vente via Durst Graphic Systems Sales, à Overijse. La FabriVu d’EFI-Reggiani a elle aussi reçu un bon accueil. Autant de preuves que l’impression textile par sublimation de transferts est en hausse. À côté de l’EFI VUTEk FabriVU340 (18), primée aux EDP, EFI-Reggiani exposait sa Flexy de 185 cm de large. Principale différence d’avec la FabriVU dédiée au soft sign, cette dernière ne permet pas d’imprimer sur des étoffes étirables/tricotées. Ce qu’en revanche, la Flexy huit couleurs peut faire parce que le textile avance dans l’imprimante sur un tapis adhésif. La productivité est de 410 m2/h en un seul passage bidirectionnel à 300 x 600 dpi et de 110 m2/h en quatre passages à 600 x 2 400 dpi. Prix affiché 200 000 euros. (19) La personne de contact d’EFI Reggiani pour les imprimantes précitées au Benelux est Gaspare Bugli, chez EFI à Zaventem. (20) La Raptor 320 de Lüscher-Tschudi lancée à Fespa répond à la demande du marché d’une imprimante textile directe de 320 cm qui soit abordable. Ce qui, avec un prix pour la machine de 100 000 euros, semble lui réussir. La fiabilité suisse est préservée. L’imprimante est peut-être moins automatisée que la TREX 320, mais elle fournit malgré tout de 70 à 140 m2 par heure grâce à ses huit têtes KM1024i capables d’imprimer sur un large éventail de textiles. Le système de fixation thermique auxiliaire « Therminator 320 » de Lüscher-Tschudi coûte 70 000 euros. Vente par AtéCé, à Uitgeest (Pays-Bas). (21) Mimaki a lancé la petite Tx300P-1800B. Nous l’avons retenue car cette imprimante textile roll2roll possède un tapis transporteur adhésif, ce qui lui permet de travailler les étoffes tricotées/élastiques. Elle possède quatre têtes d’impression en ligne et peut accepter plusieurs types d’encre. Difficile de faire plus complet ! Son prix est de 78 000 euros, séchage compris, mais sans fixage/sublimation séparés. Vente par Igepa Belux, à Aalter, et Dimix Belux, à Genk. (22) Une nouveauté en démonstration chez le constructeur italien MS : l’utilisation de sa JP7 de 180 cm de large comme imprimante d’affiches rouleau-rouleau multipasse à encres à l’eau pigmentées. La ligne de production complète avec dérouleur, JP7, sécheur MS, coupeuse transversale avec sortie feuille, produit en continu max. 550 m2/h d’affiches polychromes sur papier dos bleu. Prix total estimé : environ 400 000 euros. Le distributeur est Col-Graphix, à Goor (Pays-Bas). La société portugaise axée sur l’impression textile MTEX s’est montrée sous un nouveau visage à la Fespa. De manière assez surprenante, elle a exposé un grand nombre d’imprimantes d’emballages en collaboration avec New Solution Engineering. Le tandem a bien montré sa nouvelle imprimante textile, mais pas en démonstration. Cette huit-couleurs à tapis adhésif, la (23) « Dragon » de 190 cm de large pour étoffes étirables/tricotées à la cadence maximale de 137 m2/h, faisait partie de de ses trois lancements à la Fespa sous la bannière « Industrie 4.0 ». Aucun prix de vente n’a encore été communiqué. (24) La Mutoh ValueJet VJ-1948WX a connu sa grande première à la Fespa. L’imprimante à papier-transfert pour sublimation de 191 cm de large fonctionne en quatre ou huit couleurs (CMJN ou CcMmJNn+noir clair). Grâce à quatre têtes Epson décalées, la plage de productivité de 45,6 m2/h en 4 passages bidirectionnels (720 x 720 dpi) grimpe à 117,3 m2/h en 2 passages bidirectionnels (360 x 720 dpi). Les éléments de pré et postchauffage embarqués rendent possible un enroulement de l’imprimé en ligne. Prix utilisateur final : 45 000 euros. Voir également la vidéo YouTube « Mutoh ValueJet 1948WX Dye-Sublimation Printer ». (25) Une Roland Soljet PRO4 XF-640 proposait des démonstrations d’impression textile avec les encres aqueuses pigmentées SunTex Encore PDE. Sun a mis ces encres au point pour les têtes d’impression DX d’Epson, et donc par ricochet pour les imprimantes Mimaki, Mutoh et Roland. Sun revendique pour ces encres « un espace chromatique étendu sur étoffes naturelles ou synthétiques, tout en évitant le recours à des processus de post-traitement onéreux et complexes. » Les encres Encore PDE existent en CMJN, rouge, vert, bleu et gris, et elles sont disponibles uniquement pour l’Europe, selon le site de fabrication de Sun à Midsomer Norton (Royaume-Uni). Pour infos complémentaires, voir votre revendeur d’imprimantes.

Nouvelles imprimantes à plat et rouleau-rouleau

L’offre d’imprimantes non textiles à la Fespa était plus modeste, tout en provenant d’exposants intéressants. (26) Le constructeur autrichien Aeoon Technologies GmbH, à Kramsach, a fait ses débuts avec la nouvelle Aeoon Titan à plat, une machine inspirée de son système d’impression automatique de tee-shirts à triple plateau. Cette Titan imprime avec de quatre à huit têtes Kj4B Kyocera, à 600 ou 1 200 dpi. Le modèle Titan de configuration modulaire détermine s’il y a lieu d’imprimer avec des encres UV, pigmentées ou hybrides, et elle est séchée par des lampes UV, UV-Led, proche infrarouges ou infrarouges (à décider une fois pour toutes à l’achat). Le format d’impression maximum est de 375 x 420 cm pour une épaisseur maximale de 5 cm limitée en poids, avec huit zones aspirantes. La version de la Titan en démonstration à la Fespa coûte 398 000 euros, via Pals Print&Screen, à Goirle (Pays-Bas). À voir également la vidéo YouTube : « Aeoon Titan Flatbed Series ». (27) L’Apex MT FP1610-UV est un modèle du constructeur Apex, qui se présente lui-même comme « 13-year goldsupplier of Alibaba and Made-in-china ». Outre sa gamme pour impression de table, Apex a montré à la Fespa l’imprimante à plat MT-FP1610-UV à tête Toshiba CE4. Une « grande desktop » avec son format maximum d’impression d’objets de 100 x 160 x 10 cm, affichée à 21 000 dollars départ usine (www.apex-jet.com). Voir également la vidéo YouTube « New Digital UV Flatbed Printer UV1610 From APEX ». (28) Le lancement réussi à la Fespa de la Canon/Océ Colorado 1640 a été décrit comme suit par des porte-paroles de l’entreprise : « Dans les deux mois suivant l’introduction de l’Océ Colorado 1640, nous avons reçu plus de 100 demandes de la part de clients de 17 pays ! De quoi souligner l’importance d’un appareil offrant un mix bien étudié de productivité, de qualité et de flexibilité. » Un reportage fouillé sur l’imprimante UVgel roll2roll est paru dans M&C2-2017. À découvrir également dans la vidéo YouTube « Canon At FESPA 2017 Highlights ». (29) L’imprimante à relief Dimense a été lancée par le Lituanien Veika, spécialisé dans les matériaux de décoration murale. Cette Dimense-S imprime des décors d’aménagement intérieur tridimensionnels en mode rouleau-rouleau. La solution déployée à cet effet s’articule autour de deux composants : un support mousse exclusif sans PVC (« Ecodeco ») revenant à 3,50 euro/m2 et une imprimante Latex CMJN de 160 cm de large, à 70 000 euros. Après l’impression polychrome, l’imprimante applique un motif vernis sur les parties ne devant pas gonfler. L’effet de (30) relief ou gaufrage apparaît dans une section suivante de la Dimense, les endroits où la mousse n’a pas été laquée enflant pour créer une épaisseur de relief jusqu’à max. 1 mm de hauteur. Selon l’écusson appliqué sur la machine, la Dimense est construire par Bofa Ltd, dans le Dorset (Royaume-Uni). Les distributeurs ne sont pas encore connus. Les premiers systèmes entreront en service en fin d’année ; il s’agit du modèle Small pour une productivité de 20 m2/h. Des systèmes de plus grand format suivront en 2019-2020. Voir également la vidéo YouTube « Dimense - Creation of new dimension in digital printing ». Durst faisait fièrement la démonstration sur la (31) WT250 d’une impression avec des encres aqueuses hybrides UV/IR sur matière plastique. La bonne qualité de résultat s’expliquait par l’application préalable d’un primaire sur les plaques. Ce qui avait également pour effet de diminuer les odeurs. Les couchages sur carton double couche peuvent en effet parfois dégager une odeur de brûlé. Le prix de cette WT250 de 250 cm de large est d’environ un demi-million d’euros. Pour une mise en œuvre plus large sur plastiques, elle doit donc s’accompagner d’un coater avec sécheur, à 150 000 euros (Bürkle). Les ventes sont d’ailleurs hésitantes. Selon Durst, il y aurait cinq WT250 sur le marché : quatre en Allemagne et une en Autriche, chez Bauernfeind Print+Display, à Obergrünburg (www.verpackungen.bauernfeind.net/Neu heiten). Vente via Durst Graphic Systems Sales, à Overijse. HP n’a fait état d’aucune innovation en grand format ni de ventes spectaculaires. HP misait pour cette année sur des mises à niveau de machines tout en pouvant avancer quelques beaux chiffres. HP a en effet revendiqué une croissance deux fois plus rapide (+13 %) sur le marché mondial que les autres constructeurs (+6 %), et a annoncé avoir déjà vendu 42 000 imprimantes Latex depuis 2009. (32) L’imprimante Led UV à plat JETRIX LXi8 d’InkTec a attiré tous les regards à la Fespa avec son format d’impression « kingsize » de max. 320 x 203 x 10 cm, pour une production commercialisable de 205 m2/h. La navette de têtes se déplace en XY pardessus le support, ce qui explique que la barre d’impression dépasse relativement loin au-delà du plateau aspirant. La résolution maxi avec les têtes KM1024i est de 720 x 1 080 dpi pour les différentes configurations possibles à 12, 14, 16 canaux de buses. Prix utilisateur final : à partir de 237 000 euros. Distributeur : Screen Products, à Hoofddorp (Pays-Bas). (33) La ColorPainter M-64s exposée en grande pompe est la réponse à la demande d’une imprimante à encres écosolvants plus petite dans la gamme d’OKI. Large de 162 cm, la ColorPainter M-64s est disponible en versions six ou sept couleurs, plus pré- et post-chauffage embarqués. L’idéale pour du film d’habillage de véhicules. Capacité de sortie maximale : 22,9 m2/h. Vente par l’intermédiaire de Sihl, à Malines, à partir de 12 990 euros. (34) Le fabricant Qres, basé à la fois en République tchèque et en Slovaquie, a fait ses débuts à la Fespa avec deux imprimantes UV à plat : les Q200 et F160. La Q200 peut accepter un volume d’objet maximum à imprimer de 205 x 325 x 10 cm, pour une charge au niveau de la table de maximum 200 kg. Configurations : 4 couleurs CMJN ou huit couleurs en options en max. 2 880 dpi. Pilotage au choix par un GrandRip Caldera ou un RIP ColorGATE Production Server. Capacité de sortie maxi. 69 m2/h à 600 m2/h. Prix : 260 000 euros. Le F160 affiche des caractéristiques comparables, mais elle est plus petite et ne peut accepter que des objets de max. 165 x 255 x 5 cm (30 cm d’épaisseur en option). La F160 produit entre 12 m2/h et 97 m2/h. Prix inconnu. Vente directe auprès de Qres, à Hlusovice, en Tchéquie (www.qrestech.com). Ces deux imprimantes à plat apparaissent dans des vidéos sur YouTube. (35) Les Impala LED & Nyala LED étaient annoncées comme des nouveautés chez swissQprint, mais ces évolutions ne différaient des modèles précédents que du point de vue des lampes de séchage. Il s’agit désormais de lampes à LED UV écoénergétiques. Capacité de sortie max. entre 180 m2/h et 206 m2/h. Les prix dépendent de l’exécution et sont compris entre 225 000 et 255 000 euros, voire davantage avec les options supplémentaires, comme le chargement/déchargement robotisé. Vente par Spandex, à Zaventem.

Nouvelles imprimantes de table et nouveautés diverses

La déferlante des nouvelles imprimantes de table s’est quelque peu tarie. Mais elles étaient bien présentes !(36) La nouvelle Azon UV Matrix a été lancée sur le stand du distributeur www.modico-graphics. La UV-Matrix 1.2 Conti est une imprimante UV à plat huit couleurs dotée d’un format d’objet maxi de 59 x 120 x 20 cm pour une impression à max. 2 880 x 1 440 dpi. Cette Matrix à l’aspect robuste coûte 38 900 euros, y compris le progiciel de démarrage et la feuille de table aspirante (sans la pompe à 2 675 euros). D’autres modèles plus grands sont disponibles. La Matrix Pro Conti, avec son format d’impression d’objet de 110 x 250 x 20 cm, coûte 57 250 euros. Avec l’adaptateur rotatif en option Rotax, elle permet aussi d’imprimer sur des objets cylindriques et coniques d’un diamètre de 41-127 mm, ainsi que sur des objets jusqu’à 279 mm de haut. Voir aussi la vidéo YouTube « Azon ROTAX ». L’imprimante 3D (37) 3DUJP de Mimaki a montré comment on met en œuvre l’impression 3D chez Mimaki sur un format de construction 3D max. de 50 x 50 x 30 cm. L’objet est intégralement formé avec une encre-matière UV CMJN et blanche, y compris la structure d’appui. Ces supports se dissolvent dans l’eau, ce qui simplifie grandement la finition. L’objet 3D polychrome en polyester est prêt dès après le séchage. Mimaki a montré quelques créations 3D artistiques de fort belle facture. Voir également la vidéo YouTube « Mimaki Color 3D Printer ». Prix ± 200 000 euros. Le déploiement des ventes est « en cours », mais on peut d’ores et déjà s’informer auprès d’Igepa-Belux, à Aalter, ou Dimix Belux, à Genk. (38) Mutoh a lancé son imprimante UV-Led de table ValueJet 626UF, désormais avec un très remarquable capot protecteur contre la lumière UV sortante. Format d’objet imprimable : 48,3 x 59,4 x 15 cm. Couleurs : CMJN+Blanc+Vernis en résolution max. 1 440 x 1 440 dpi sur aluminium, céramique, verre, ainsi qu’une série de plastiques. L’information de prix exacte n’était pas encore disponible à la Fespa, mais on devrait être en-dessous des 30 000 euros. Prix relevé ailleurs : 27 995 dollars. (39) L’Aluprinter DSE-50 de Polychromal a été lancée à la Fespa en réponse au besoin du marché, demandeur d’un système d’impression sur aluminium à la fois plus petit et moins cher que les imprimantes DSE-100 et DSE-200, beaucoup plus grandes. Avec un prix de 23 000 euros pour la DSE-50, Polychromal semble correspondre aux attentes. Cette DSE-50 a un format maximum de 40 x 60 cm pour une épaisseur de plaque de 10 cm max., et elle peut être utilisée pour des plaques signalétiques de machines, des panneaux de commande, d’élégantes enseignes ou des objets artistiques en aluminium. Vente de l’imprimante et des matériaux directement auprès de Polychromal, à Alkmaar. (40) Une Sakurai MS110-DDS vendue à Zenith Automotive Brussel continuait de démontrer à la Fespa le besoin et l’utilité de la sérigraphie analogique. La presse de sérigraphie à arrêt-cylindre de format B1 de Sakurai a été présentée en démonstration avec un équipement (chargement/déchargement automatiques et sécheur UV en sortie), comme sur les presses numériques Inca Onset-M ou Fujifilm PE7. La Sakurai a un format papier maxi. légèrement plus grand (78,8 x114 cm) et elle est affectée chez Zenith à l’impression d’un large éventail de produits de communication graphique pour les marchés de l’automobile et de la publicité.

Jan Vroegop

Imprimante numérique Onset-M, alias PE7 de Fujifilm

  • a. Imprimante UV à plat automatisée de Fujifilm.

  • b. Spotjet UV de SPS.

  • c. Configuration en ligne de la PE7.

  • d. Disposition des têtes d’impression.

  • e. Tête d’impression Dimatix Q-class de Fujifilm.

  • f. Polymérisation intermédiaire (pinning) sur la PE7.

  • g. PE7 vendue à Reflex.

(a) À la Fespa de Hambourg, Inca a fait la démonstration de ce qu’elle avait promis en son temps : l’Onset-M. Cette imprimante UV LED à plat à chargement et déchargement automatisés se présente comme l’alternative pour les courts tirages offset B1 ainsi que pour la sérigraphie polychrome de même format. Le système est covendu via Fujifilm, sur le stand duquel la machine était en démonstration à la Fespa. Fujifilm appelle cette presse jet d’encre la PE7, par référence au volume de gouttelette : 7 picolitres. Il s’agit en fin de compte d’une imprimante à plat polychrome à encres UV automatisée de format B1 (71,4 x 104 cm). La PE7 imprime 200 feuilles/heure, en mode automatisé, en 2 x CMJN recto, avec polymérisation intermédiaire (pinning) par LED UV + séchage UV. L’épaisseur de support maximale est de 10 mm. La résolution maxi atteint 1 200 dpi. L’Inca coûtera 500 000 dollars, selon John Mills, CEO. Un rapport prix/prestations raisonnable par rapport à la Primefire B1 de Heidelberg. Cette presse jet d’encre UV-Led de Heidelberg imprime 2 000 feuilles/heure de maximum 0,6 mm d’épaisseur, à 1 200 dpi, pour un coût de trois millions d’euros. Pour rester dans un ordre d’idée plus comparable, il y a aussi la machine à imprimer par jet d’encre UV pour vernis sélectif de format B1, avec séchage UV (b) « Spotmatic », d’environ un demi-million d’euros, lancée à la drupa 2016 par SPS-Wuppertal. (c) La configuration en ligne de la PE7 commence par un margeur feuille ce par un margeur feuille à feuille d’AutoFeeders (Royaume-Uni), avec chargement frontal et taquage latéral séparé. Une pince positionne ensuite la feuille vierge exactement sur le plateau d’impression aspirant, lequel a été mis au point par Inca pour maintenir une planéité absolue sous les têtes d’impression avec les supports les plus lourds. En trois passages bidirectionnels, le chariot de têtes fait la navette perpendiculairement au sens d’avancement des feuilles (pour la résolution maximale de 1 200 dpi). Un texte en corps 4 imprimé en noir ressemble à de l’offset à fine trame. (d+e) Dans cette navette, on trouve 48 têtes Dimatix Q-class de Fujifilm, selon une application éprouvée (comme illustré) sur les Inca Onset-X et Spyder-X. Des sécheurs UV-Led destiné au pinning des encres UV sont montés sur la navette de têtes. (f) Après le pinning, l’imprimé passe sous un sécheur UV de Natgraph avec sortie feuille. Ce sécheur à lampes à vapeur de mercure assure un séchage total de la feuille d’impression. La machine exposée produisait pratiquement sans un bruit. La PE7 de Fujifilm imprimait exclusivement sur du PVC mat de 400 microns. Ce choix de support s’expliquait par la première vente d’une (g) PE7 à Reflex Printed Plastics, de Tunbridge Wells, dans le Kent (Royaume-Uni) (www.reflex-print.co.uk). Reflex fournit des produits plastiques imprimés en polychromie au monde de la grande distribution : autocollants, affiches, décalcomanies de sol, clip strips, affichettes de table, réglettes de linéaire, signalétique d’itinéraires, stop rayons, également des panneaux d’abribus, etc. La machine montrée au salon ne partait d’ailleurs pas directement chez Reflex, mais retournait à l’usine d’Inca pour une dernière mise au point. Une deuxième PE7 de même configuration était destinée à la fabrique d’encre de Fujifilm, à Broadstairs, dans le Kent, pour les essais d’encres UV. Le CEO John Mills a confié que la PE7, alias l’Onset-M, serait disponible dès septembre-octobre 2017.

La qualité UV de la PE7 peut-elle remplacer celle de l’offset en tous points ? Difficile de répondre. Les deux techniques produisent de superbes résultats en polychromie. Comme les courbes de contraste, l’adhérence de l’encre et le mélange des couleurs sont différents dans les deux procédés, la qualité d’image obtenue n’est jamais la même pour un même document. Il n’y a donc pas d’interchangeabilité l’un pour l’autre, même si les profils colorimétriques pourront aider à amener la qualité d’impression dans les mêmes parages. Autrement dit : offset et jet d’encre UV sont deux qualités indépendantes, qui peuvent toutes les deux donner de superbes résultats, sans pour autant être identiques. La qualité d’impression de Fujifilm présentée en démonstration est ressortie brillamment, surtout en mode polychrome mat/haut brillant. Le mode glossy souffrait d’effets typiques du séchage UV avec le phénomène bien connu d’apparition de motifs brillants. L’odeur d’ozone due aux UV autour de la machine de démo à la Fespa demandait plus d’extraction que ce qui était possible au salon. Les feuilles d’impression retiennent aussi l’odeur d’UV pendant une longue période.

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