Peu inspirant pour le professionnel

30 novembre 2017

Le Viscom, probablement l’avons-nous vu pour la dernière fois sous cette forme. Le Viscom nouveau de janvier 2019 sera en effet combiné avec le salon PSI à Düsseldorf.

  • 1. Concours Superstar 2017 au Viscom.

  • 2. Display Olmín - offset contrecollé sur carton ondulé.

  • 3. Présentoir shop-in-shop Black Tears - Impression jet d’encre laminée sur carton ondulé.

  • 4. Display Ritter Sport - Impression jet d’encre laminée sur carton ondulé.

  • 5. Présentoir shop-in-shop de Schoepe Display GmbH - Impression jet d’encre laminée sur carton ondulé.

  • 6. Présentoir de comptoir Wartner : offset contrecollé sur carton gris et ondulé.

  • 8. Chupa Shups - présentoir en plastique venu de Pologne.

  • 7. Display Sonax - bois et plastique.

  • 9. Offre de displays d’AIR Promotion.

  • 11. Pouf en bandelettes de papier.

  • 12. Plaques émaillées d’AGS (Pologne).

  • 10. Construction en couches de carton ondulé.

  • 15. Stand d’Inapa-Complott PapierUnion, avec notamment Jetrix.

  • 13. Le stand de Flyeralarm : on engage pour l’habillage de véhicules à la demande.

  • 14. Habillage de véhicules chez Flyeralarm.

  • 17. Epson SureColor S40600.

  • 16. Agfa Anapurna pour Rost GmbH.

  • 18. Epson SureColor SC-F9300.

  • 19. Esko Kongsberg-C avec dérouleur-enrouleur automatiques de textiles.

  • 20. Imprimante à plat Roland VersaUV série S avec bande aspirante.

  • 21. Signracer 1610 LED.

  • 22. Machine à broder Racer 1XL de ZSK.

  • 24. Stand de Cerion Laser, avec la C-economy à l’arrière-gauche.

  • 23. SubliDeck de Print Equipment.

Pas de Viscom en 2018, mais une Fespa Global Print Expo, à Berlin. La courbe d’affluence du salon affiche une diminution régulière. Ils ont été 9 184 à visiter l’édition de Francfort en 2016. Soit 11 % de moins qu’au Viscom 2015. Cette année, le salon a attiré 7 231 personnes, une baisse de plus de 21 % par rapport au Viscom 2016. Cette tendance, plus une morosité ambiante assez perceptible, semble indiquer que le concept bat de l’aile.

Viscom : là où le bât blesse

Le Viscom s’est toujours efforcé de renforcer son concept événementiel à travers des collaborations avec des partenaires. L’organisateur Reed Exhibitions agit pour le Viscom en partenariat avec Zentralverband Werbetechnik (ZVW), qui apporte la matière pour les « display shows » récurrents. Le Viscom accorde de ce fait beaucoup d’espace à la PLV et organise chaque année un (1) concours « Display Superstar », par ailleurs jugé avec beaucoup de sérieux. De quoi obtenir un panel de pas moins de 90 entreprises nommées, dont les présentoirs étaient exposés en compagnie de quelques autres prototypes. Par le passé, l’intérêt pour la PLV allait même jusqu’à mettre en scène des caddies et des matériaux et systèmes de publicité in-store. Et c’est là que le bât blesse. Viscom prétend être un salon du print & sign, mais la plus grande partie (80-90 %) de l’offre du concours montrée aux Display Superstar était composée de réalisations promotionnelles en carton ondulé avec imprimés laminés/contrecollés. 57 % avaient été produits (2) en offset et laminés sur carton ondulé. 43 % comportaient (3+4+5) des éléments imprimés en jet d’encre laminés ou contrecollés. Et là aussi, le support de base était essentiellement du carton ondulé. Les fabricants ? Thimm Highpack Group / Dönitz Verpackungen / Schoepe Display GmbH / Smurfit Kappa / DS Smith Packaging, soit pas précisément des PME. Ce groupe de grands fabricants de displays en carton ondulé n’attire pas de visiteurs supplémentaires au Viscom. Techniquement, le Viscom ne rentre pas dans leur domaine. Ces exposants vont plutôt à Interpack, là où ils sont pertinents pour les visiteurs. Ce salon leur en apporte en effet davantage sur leur branche d’activité et sur l’expertise métier. Savoir qu’ils peuvent eux-mêmes proposer à leurs clients en tant que sous-traitants. Par cet exemple, nous voulons montrer que le Viscom n’est pas toujours idéalement positionné. La présence de ZVW et du Display Superstar au Viscom empiète par ailleurs sur les plates-bandes de Popai, l’association de « shopper marketing » active dans le monde entier, aux commandes notamment des Popai Awards. L’organisation du Viscom en a pris conscience et s’est résolue à sauver ce qui peut l’être avec une fuite en avant. D’où cette exposition conjointe avec PSI en 2019. En obtien-dra-t-elle les stimuli attendus en termes d’affluence, cela reste à voir. PSI (Promotional Product Industry) est un salon fermé ; son accès est réservé aux membres. Le public du Viscom est beaucoup plus diversifié et non interchangeable avec celui de PSI. Mais dans l’offre de salon de PSI, on trouve toutes sortes d’objets publicitaires personnalisés. Impression textile, gadgets, tampographie et sérigraphie y ont donc leur place. Les trois derniers en formats desktop. Il est donc fort possible que les exposants y voient un intérêt de par le chevauchement avec le Print.

Leçons de display pour les pros du print & sign

L’offre au Viscom 2017 et le concours des Display Superstar sont malgré tout de nature à dégager des directions pour nos professionnels locaux du sign & display. La fabrication de présentoirs est un métier à part, encore plus diversifié que le print & sign. Songez à la quantité de disciplines qui entrent en compte dans ce domaine : (6+7+8) carton ondulé / carton compact / plastique / métal / bois / structures textiles / le tout combinés ou non avec de l’éclairage et/ou des parties mobiles (motorisées). On ne peut pas être spécialiste en tout, ce qui impose donc de faire des choix. Les entreprises de production équipées d’imprimantes à plat peuvent-elles trouver des débouchés significatifs sur les marchés du présentoir ? Viscom a montré que la grosse majorité des displays étaient produits par contrecollage sur carton ondulé de feuilles de papier imprimées en offset. Dans certains cas, on avait imprimé (pas en UV) sur le papier déjà laminé sur l’ondulé. Certains présentoirs comportaient des éléments en carton ou autocollants qui avaient été imprimés sur des imprimantes UV à plat. Les grands présentoirs imprimés en jet d’encre provenaient de fournisseurs spécialisés, que des PME peuvent difficilement concurrencer. La catégorie des panneaux promotionnels destinés à être accrochés autour de poteaux ou être suspendus ailleurs est fournie à la demande par des spécialistes de l’impression (UV). Ceux-ci produisent sur des lignes d’impression dotées de systèmes de chargement et déchargement automatiques, de constructeurs comme Durst, EFI et Inca-Onset. Ce segment des panonceaux offre de grandes opportunités pour les PME actives dans le print & sign. Leur offre est au maximum un complément pour des clients installés à proximité de l’entreprise. C’est que dans le segment du display, il convient de sérieusement tenir compte de la concurrence internationale : sur l’ensemble des candidats aux Display Superstar, 91 % étaient allemands, 4 % polonais et 5 % britanniques. Nous avons également vu un nouvel exposant et spécialiste des présentoirs venu de Serbie : Banim Reklame.

Displays : matériaux, créativité et nostalgie

(9) L’offre de displays gonflables d’AIR Promoltion GmbH sort du lot à chaque Viscom par son caractère distinctif. On peut certes chicaner sur la précision de l’image, mais les réalisations illustrées n’en laissent rien deviner. L’installation demande bien un peu plus d’espace et elle peut poser des soucis par vent fort, mais son balancement dans une douce brise ne fait que rajouter à son pouvoir d’attraction. Impression par sublimation garantie « tous temps ». Un display gonflable comme la bouteille de bière Beck’s illustrée coûte 1 050 euros en deux mètres de haut. L’exemplaire de 5 mètres revient à 1 750 euros. Le nombre d’exposants de matériel pour displays (cadres, supports, encadrements, etc.) était inhabituellement élevé : Aluvision, de Deinze (Belgique), Comhan (Pays-Bas), Lunado (Pays-Bas), Mouse (Grande-Bretagne), Ourdisplays (Pays-Bas), Out of the Box GmbH (Allemagne), Pixlip GmbH, Promic (Pays-Bas), Ultima (Pologne), Vega GmbH, X-Modul (Pologne), plus encore une série de fournisseurs asiatiques. Certains avaient recouru, pour capter l’attention, à des artifices obligés, comme des hôtesses en dirndl. La liste de leur pays d’origine en dit également long sur la grande diversité et le caractère international du business. (10) En porte-à-faux avec ce qui précède, la société française Procédés Chénel - Architectures de papier, de Vanves, montrait des créations en papier et carton. Avec notamment, un display très réussi d’un gorille menaçant, composé de couches de carton ondulé superposées. Cet exposant français prône une philosophie « cradle-to-cradle », qui transparaissait dans plusieurs autres pièces : (11) par exemple, une sorte de pouf composé de sacs de bandelettes de papier accrochés les uns aux autres. Très créatif ! (12) Le stand de la société polonaise AGS Agnieszka Ihnatowicz, de Lazy (Pologne), jouait à fond la carte de la nostalgie avec des plaques publicitaires émaillées. Explication d’AGS : « Le composant le plus important du glaçage est de la poudre de verre qui est fondue à haute température, colorée avec des oxydes métalliques et appliquée sur le substrat en métal. On obtient ainsi un revêtement vitreux, durable et coloré, qui doit encore être fini par ponçage et polissage. » Avec un peu de chance, une telle plaque murale émaillée peut durer plus de cent ans ! Voir également la vidéo YouTube « Szyldyspot » (www.szyldy.com.pl).

Films d’habillage de véhicule à la demande chez Flyeralarm

(13) Le retailer en ligne Flyeralarm GmbH, à Würzburg, présentait au salon sa boutique en ligne dédiée à l’habillage de véhicules. Une initiative lancée en étroite collaboration avec CFC CarFilmComponents-Allemagne. Flyeralarm est déjà assez bien présent sur le marché du print & sign. Son catalogue de près d’un centimètre d’épaisseur propose un choix en ligne étendu, encore complété par des magasins physiques, à Rotterdam et Maastricht. Petit échantillon du catalogue de Flyeralarm : bandoulières nominatives / boutons / stylos-billes / canettes promotionnelles et récipients pour boissons personnalisés / tee-shirts et articles de loisirs personnalisés / articles de bureau personnalisés et imprimés commerciaux et/ou personnalisés / bonbons-cadeaux imprimés, et bien plus encore. (14) Et voici donc qu’à présent, le géant Internet allemand Flyeralarm s’intéresse aussi à l’automobile et aux voitures. Au point de concurrencer le spécialiste local de l’habillage de véhicule ? On peut en douter. L’entreprise en ligne travaille encore via www.cfc.de. Un système qui vise plutôt un public de bricoleurs. On le trouve d’ailleurs assez vite dans la FAQ : « Nous vous offrons un téléchargement gratuit pour les instructions de placement, avec des vidéos d’installation. » Ce qui donne droit à une « Montageanleitung » de quatre petits A4. Après s’être connecté comme client, on peut envoyer son propre design d’entreprise avec du texte et un logo. La possibilité est aussi offerte de devenir partenaire installateur de CFC : « Vous souhaiteriez faire partie de notre réseau d’installateurs ? Posez votre candidature sans engagement et sans frais pour votre région. Le premier à se manifester pour une région en conservera les droits. » Actuellement pour l’Allemagne et l’Autriche uniquement. Les feuilles de couleur ou techniques et/ou les films d’habillage imprimés et laminés sur une HP Latex 3500 sont expédiés au destinataire à partir de Würzburg. Pour la Belgique, le site le plus proche reste encore CFC-Luxembourg, à Bertrange (www.autoglas.lu).

Équipement grand format

Viscom se voit de moins en moins en mesure d’attirer de grands exposants qui déplacent les foules. L’événement a beau se profiler comme un salon international, on y trouve toujours moins de mégastands comme ceux d’Epson, Gröner, HP et Igepa. Leurs produits sont désormais exposés sur les stands plus modestes des revendeurs. (15) Le plus vaste emplacement était, par exemple, celui d’Inapa/Complott-PapierUnion, avec une offre exhaustive d’imprimantes et de machines de grandes marques, comme BubbleFree, HP, Jetrix, Kala, Roland-DG et Summa. Avec une avalanche de conditions spéciales Jubilaire. Par exemple, un « prix salon » pour la Jetrix KX7 à 99 990 euros, ou 48 mois à 1 990 euros (!). (16) Agfa a vendu la très demandée Anapurna H3200i LED à l’imprimeur publicitaire et constructeur de stands berlinois Rost. Rost travaille déjà avec des imprimantes Dyss, Kuendo, Sublitex, plus quelques machines de sérigraphie. Sur le stand d’Agfa, nous avons glané l’information que l’entreprise envisage de venir à la Fespa 2018 avec une « grande machine jet d’encre ». À en juger au langage corporel de l’un de nos interlocuteurs, la M-Press, qui continue de produire avec succès en bien des endroits, pourrait s’être trouvé un successeur. (17) Deux imprimantes sortaient du lot chez Epson : une SureColor S40600 à solvant de 162 cm de large et la SureColor SC-F9300. La première nommée, comme riposte à la petite ColorPainter M-64s d’OKI. OKI dit que son imprimante est une réponse aux demandes du marché, qui souhaitait une imprimante écosolvant plus petite. Large de 162 cm, la ColorPainter M-64s est disponible, à partir de 12 990 euros, en versions six ou sept couleurs, plus pré- et postchauffage embarqués. Un modèle bien adapté à l’impression de films d’habillage de véhicules pour une PME. Même remarque pour la SureColor S40600 à solvant, de 162 cm de large. Prix tarif : 14 515 euros. Epson désigne son imprimante à thermosublimation (18) SureColor SC-F9300 comme l’héritière de la SureColor SC-F9200. Cette nouvelle Epson est légèrement plus rapide que sa devancière et elle bénéficie d’un dispositif de transport du support optimisé, avec une protection contre les dégâts occasionnés à la tête d’impression par les ondulations du papiertransfert fraîchement imprimé. La nouvelle imprimante a une productivité maximale de 108,6 m2/h, le papier-transfert le plus fin qu’elle puisse accepter étant du 40 g/m2. La résolution d’impression maximale est de 720 x 1 440 dpi, pour un volume de gouttelette de 4 picolitres. Prix : 19 995 euros. (19) Esko était venue elle-même à Düsseldorf faire des démonstrations de sa table de découpe et de fraisage Kongsberg-C. Avec en nouveauté, un système de dérouleur-enrouleur pour la coupe du textile, équipement supplémentaire monté à l’extérieur de la table. L’enroulement des chutes d’échenillage et des bords restants était montré pour la première fois au Viscom. La combinaison illustrée coûte environ 200 000 euros. (20) L’équipement de Roland DG était en démonstration chez deux revendeurs différents au Viscom : TechnoPlot et Baumann. Chez le premier cité, nous avons vu l’imprimante UV à plat six couleurs Roland VersaUV LEC-330 série S avec bande transporteuse aspirante et plateau de 76,2 x 215,5 cm. La hauteur d’objet maximale est de 20 cm. Techno-Plot propose plusieurs variantes d’exécution pour la Roland. La machine en démonstration coûte 55 000 euros complète, en ce compris les tables devant et derrière l’imprimante. (21) Chez Farben Frikell, à Berlin, on pouvait assister à des démonstrations d’une Signracer 1610 LED. Cette imprimante UV à plat avec format de table aspirante de 160 x 100 cm peut accepter des épaisseurs de support allant jusqu’à 10 cm (max. 50 kg/m2). La 1610 LED imprime jusqu’à huit couleurs en niveaux de gris avec des têtes Ricoh Gen5 à gouttelettes de 7 à 21 picolitres. Capacité de sortie maximale : 12-23 m2/h. Le modèle montré au Viscom coûte 69 900 euros. Pour les livraisons au Benelux, s’adresser à Maegis/SignTop, à Enschede (Pays-Bas).

Équipement de table et découpe laser

(22) ZSK montrait sur sa machine de broderie Racer 1XL, modèle de table, la reproduction d’une toile du peintre Frans Marc, du groupe expressionniste Der Blaue Reiter, sobrement intitulée « Blaue Pferd-I » (Cheval bleu). La digitalisation très réussie a donné un superbe résultat. La Racer-1XL est une machine à coudre/broder monotête à 24 aiguilles/couleur, qui offre un champ de broderie de 65 x 70 cm. Spécialement construite à la demande des clients à l’origine, la machine est désormais à vendre au prix de 26 500 euros dans la gamme de ZSK Stickmaschinen (www.zsk.de), à Krefeld (D). (23) Print Equipment, à Ottersweier (www.printequipment.de) montrait, comme à l’habitude, une multitude d’articles dédiés à l’impression-transfert par sublimation pour les PME. Toute l’attention allait à la « Sublideck 3D Plus Presse ». Un système idéal pour sublimer des images inrayables sur des housses d’iPhone sur sa table de cuisine. Le kit de démarrage « Subli Case 3D Plus Presse » coûte 3 699 euros, disponible sur la boutique Web de Print Equipment.de. Voir la vidéo YouTube « Sublideck phone case 3D sublimation - printequipment.de » (24) Cerion Laser GmbH, à Minden (Allemagne) était un nouvel exposant au salon. Cerion propose trois types de systèmes laser : C-Jet, C-Professional et Industrial (www.cerionlaser.com). Au salon, Cerion faisait pour la première fois la démonstration de son nouveau modèle C-economy, une table de découpe offrant un volume de travail de 230 x 83,5 x 10 cm (L x l x H). La C-economy offre des possibilités de gravage, découpe ou perçage sur métaux, plastiques, acrylique, bois, verre, cuir, papier/carton, céramique, miroirs, verre laqué Lacobel, peintures, étiquettes, etc. Cette nouvelle machine de façonnage laser affichait un prix salon de 67 000 euros. Vente et livraisons au Benelux en direct.

Jan vroegop