Coup d’œil rétrospectif sur 2017

30 novembre 2017

2017, année post-Drupa, a-t-elle vu tenir les promesses faites à l’époque ? Le marché du sign & display allait continuer à se digitaliser, donnant fort probablement naissance à de nouveaux modèles économiques. Les early-adopters du secteur ont-ils embrayé sur les nouvelles technologies ? Coup d’œil rétrospectif sur la piste des opportunités.

  • 1. L’emblématique Parthénon, à Cassel.

  • 2. Colonnes du Parthénon habillées de livres interdits.

  • 3. Contreforts intérieurs du Parthénon.

  • 4. Point d’intérêt artistique à Amsterdam.

  • 5. Habillage de stand plus efficace.

  • 6. Comptoir repliable.

  • 7. Le grand display de Ritter.

  • 8. Bois-plastique+jet d’encre.

  • 9. Présentoir en plastique.

  • 10. Table de découpe laser Sei.

  • 11. GravoGraph LS1000XP.

  • 12. Fraisage d’une plaque en plastique épaisse chez Zünd.

  • 13. Impression 3D de Massivit.

  • 14. Produits 3D imprimés.

  • 15. Produits types gadgets chez Seido.

  • 16. Impression en relief dans le cadre du Projet Eiger d’Océ.

  • 17. Impression en relief 3D de Durst.

  • 18. Imprimante à relief Dimense.

  • 19. Détail d’une impression en relief Dimense.

  • 20. Production de papier-peint sur la Xeikon 3500.

  • 21. Imprimante de papier-peint à jet d’encre UV d’IIJ.

  • 22. Durst Rhotex 325.

  • 23. VUTEk FabriVU 340.

  • 24. Agfa Avinchi DX3200.

  • 25. Imprimante textile Aleph-LaForte.

  • 26. ColorJet SoftJet PLUS.

  • 27. Flora TX-3200DS.

  • 28. Raptor 320 de Lüscher-Tschudi.

  • 29. Mimaki Tx300P-1800B.

  • 30. MTEX Dracion.

  • 31. Mutoh ValueJet VJ-1948WX.

  • 32. Softjet-5000 de Gandy.

  • 33. Chargement d’une calandre de 5 m.

  • 34. Calandre avec table de chargement.

  • 35. Mimaki UJV55-320

  • 36. AcuityLED 3200R de Fujifilm.

  • 37. Capot plexiglas à bords arrondis de l’Acuity.

  • 38. Mutoh ValueJet 1638UH.

  • 39. LED UV Polaroid.

  • 40. Imprimante UV-Led INNO, de Liyu.

  • 41. Durst Rho WT 250HS.

  • 42. Encres AquaEndure d’EFI.

  • 43. Lancement de la TX801 de Mouvent.

  • 44. Canon/Océ Colorado 1640.

  • 45. Imprimantes d’étiquettes Memjet VP700.

  • 46. Roue d’impression Powerdrop d’Archipelago.

  • 47. Impression Giclée d’un Van Gogh.

Repères de city-marketing

Les professionnels de la branche auront certainement eu vent du vaste et juteux chantier qui s’est déroulé vers le milieu de l’année à Cassel (Allemagne). Sans rivaliser sans doute avec l’Atomium, véritable phare dans le paysage du city-marketing bruxellois, le (1) « Parthenon of Books » avait de quoi susciter des jalousies dans le petit monde de la construction de stands et de l’événementiel d’extérieur ! Une prouesse technique de 30 x 66 mètres, reproduisant assez fidèlement l’original, selon les spécialistes. Sa réalisation a nécessité pas moins de 100 tonnes de panneaux, tubes d’échafaudage et blocs de béton. L’ensemble des colonnes, frontons et architraves étaient recouverts de livres interdits en leur temps. Mais comment ? (2) 46 colonnes en armature métallique ancrées par des blocs de béton jaillissaient de trous d’environ 2 mètres de diamètre ménagés dans le plancher rehaussé en panneaux de coffrage. Les livres protégés dans des sachets en plastique étaient soigneusement accrochés tout autour. Pour maintenir le tout à l’abri du vent et de l’humidité, on avait solidement emballé les piliers et les éléments droits dans du film étirable. Au bout de trois mois, le « Parthénon des livres » avait ainsi encore fière allure. (3) Des contreforts intérieurs lestés de blocs de béton ont assuré le maintien trois mois durant de ce Parthénon en échafaudages. Un autre pôle de city-marketing à vocation artistique a été placé par la municipalité amstellodamoise à proximité du Rijks-museum. (4) L’artiste français Jean Dubuffet a ainsi mis Amsterdam sur la carte. Le trend du marketing urbain n’est certes pas neuf mais il se fait plus insistant. Lextravertisation du cadre de vie extérieur semble être une tendance qui mobilise tant les pouvoirs publics que les institutions et les citoyens. Le city-marketing et les publicités outdoor soignées destinées à promouvoir les projets peuvent se muer en autant d’opportunités pour les si-gnaléticiens.

Repères intérieurs

Les applications courantes de constructions de stand et de communication visuelle s’annonçaient peut-être plus élégantes et luxueuses en 2017, tout en respectant les impératifs d’efficacité et de simplicité. (5) Les tissus imprimés et les structures aluminium ont pris la place des parois en panneaux, du carton nid d’abeilles et du ReBoard. Tous ces contreplaqués disgracieux et bords sciés apparents ont disparu des regards. (6) Les décorations intérieures des salons et conférences sont désormais repliables/escamotables, et installables en un clin d’œil par tout un chacun. De quoi faire une solide différence sur une journée de montage et démontage Le marché trendy de la décoration d’événements outdoor se rapproche de plus en plus du monde des signmakers et des constructeurs de stands. Parvenir à encore en grappiller sa part devient un véritable défi, lequel exige une connaissance supplémentaire d’autres disciplines, la maîtrise de la réglementation en matière de sécurité, etc. Le paysage intérieur des magasins change lui aussi : looks plus élégants et luxueux, avec une attention pour l’efficience, la simplicité et les économies d’énergie. Souvent, il ne reste plus que les linéaires garnis pour donner de la couleur aux commerces. Les shop-in-shops décorés se font plus rares. Mais parfois, un fournisseur déroule et la marque conquiert tout un rayon. Comme le fait, par exemple, cet automne le fabricant de chocolats Ritter Sport dans les grandes surfaces allemandes avec son (7) RITTER LOTTO. Un display mural d’environ 3 m de long invite le public du magasin à renvoyer un selfie avec cinq blocs de chocolat Ritter Sport (achetés). Avec à la clé trois BMW-i3 et autres menus cadeaux ! De quoi justifier la mobilisation d’un méga-display.

Façonnage du plastique

Dès que l’on parle outillages, appareillages techniques, etc., les présentoirs se font plus complexes. (8) Le bois et surtout (9) le plastique donnent le ton dans ce segment. D’où la multiplication de l’offre de machines de découpe laser pour le plastique, avec en chef de file pour les grandes surfaces de coupe : (10) Sei. L’avis d’un utilisateur Sei : « La découpe laser présente le gros avantage qu’elle ne nécessite pas d’usinage et que les bords du matériau découpé sont tout de suite bien lisses. Les pièces sont toujours propres. Il n’y a pratiquement pas de travail de finition en dehors de l’assemblage, généralement à la colle. » Au rayon des machines de découpe/gravage laser, on a vu, à côté des Blackman & White, EuroLaser et Sei, beaucoup de systèmes d’entrée de Cerion, Epilog Laser, GCC, (11) GravoGraph, Matic, Multigrav, Trotec et Universal, ainsi que de fournisseurs asiatiques. (12) Zünd s’est également lancée dans une offre de tables de découpe laser, mais elle est pour l’instant surtout réputée dans le façonnage du plastique, avec des tables de fraisage convenant pour de grosses épaisseurs de panneaux.

Plasturgie additive et impression UV en relief

L’application de plasturgie pour la signalé-tique la plus en vue de 2016-2017 a été la (13) technologie d’impression par extrusion de gel (GDP) MASSIVit-3D. Massivit évoque elle-même des « ventes à deux chiffres », même si l’on reste sans nouvelle d’installations dans notre région. On en signale bien du côté de Stylographics à Wat-ford (Royaume-Uni) ainsi qu’aux ÉtatsUnis. (14) En regardant ce que font la plupart des imprimantes 3D, on ne peut pas dire qu’elles aient tellement leur place sur le marché de la signalétique et de la communication visuelle. Seido, revendeur Stratasys de la région de Courtrai (Bissegem), fait toutefois remarquer que certaines imprimantes 3D (proposées par Seido) peuvent imprimer (15) des produits de types gadgets pour le marché de la signalétique. Et de citer, par exemple, les Objet3D-Prime ou Stratasys-F370. Le prochain salon de l’impression 3D pour les PME est l’événement salon+sémi-naires RapidPro, qui se tiendra les 7 et 8 mars 2018 au NH Conference Centre Koningshof, à Veldhoven (Pays-Bas). 2016-2017 semble plutôt avoir vu la percée de l’impression en relief. (16) Le procédé 3D « Eiger » d’Océ sur l’imprimante UV à plat Arizona a reçu la compagnie du (17) système d’impression UV en relief de Durst, avec jusqu’à aujourd’hui, uniquement des échantillons de Big Impact, à Eindhoven. La plupart des imprimantes UV à plat devraient théoriquement être en mesure de faire la même chose, mais on ne voit guère d’émules. Ce qui peut se comprendre, vu les coûts de production élevés : plus de 1 000 euros/m2. (18) Le Lituanien Veika y a ajouté en 2017 son imprimante « Dimense », un système d’impression en relief pour matériaux de décoration murale. Cette Dimense-S imprime des décors d’aménagement intérieur tridimensionnels en mode rouleau-rouleau. La solution s’articule autour de deux composants : un support en mousse exclusif sans PVC (« Ecodeco »), revenant à 3,50 euro/m2, et une imprimante Latex CMJN de 160 cm de large, à 70 000 euros. Après l’impression polychrome, l’imprimante applique un motif vernis sur les parties ne devant pas gonfler. L’effet de (19) relief ou de gaufrage apparaît dans une section suivante de la Dimense, les endroits où la mousse n’a pas été laquée enflant pour créer une épaisseur de relief jusqu’à max. 1 mm. Disponibilité prévue pour avant fin 2018. Voir également la vidéo YouTube « Dimense - Creation of new dimension in digital prin-ting ». Le système de Veika fait penser à celui mis au point antérieurement par l’Université de Gand. Au cours de la période 2016-2017, on a vu davantage de lancements dans le domaine de l’impression de décorations murales. (20) En 2016, et de nouveau en 2017, Xeikon a lancé sa presse entièrement automatique pour papier-peint, parfaitement adaptée pour une production-vente en ligne/à la demande. La Xeikon 3500 de 51,6 cm de laize imprime 9,6 m/min sur des grammages de 40 à 350 g/m2 avec un toner aux couleurs inaltérables : solidité de couleur de 6 à 8 selon l’échelle de laine Fogra. La configuration en ligne imprime en quatre ou cinq couleurs, revêt l’imprimé d’un vernis, coupe les bandes de papier à la largeur voulue et les rebobine sous forme de rouleaux de papier-peint prêts à vendre. Coût de la ligne intégrée complète : environ 750 000 €. (21) IIJ-Konica Minolta a également lancé son imprimante numérique de papier-peint CP562. On peut la voir sur la vidéo YouTube : www.industria-lij.com/print-engine-cp562. Il s’agit d’un modèle de démonstration d’une imprimante jet d’encre UV polychrome de 56,2 cm de large annonçant un « objectif de vitesse » de 70 m/min, mais qui est de 30 m/min dans les faits. La presse à toner lancée en 2017 par Xeikon offrant une productivité comparable est la nouvelle Xeikon CX500 fullcolour/roll2roll de 52 cm de laize, qui atteint les 30 m/min, soit autant que le système d’IIJ.

Impression textile

Le thème 2017 en impression sur textile a naturellement été le regard renouvelé porté sur le transfert par sublimation. Durst et EFI-Vutek en ont largement profité avec des commandes substantielles. (22) La Rhotex 325 de Durst est une imprimante sur textile par sublimation de (papier) transfert, en usage notamment chez Probo, à Dokkum (Pays-Bas). Probo souhaite manifestement étendre son offre de produits textiles. Durst avait déjà installé vingt exemplaires de ce nouveau type d’imprimante dans le monde à la mi-2017. (23) La FabriVu d’EFI-Reggiani reçoit un accueil comparable sur le marché. Par ailleurs, d’autres imprimantes textiles ont été lancées au printemps 2017 en différentes variantes de système. Énumération par ordre alphabétique : (24) Agfa Avinci DX3200, de 320 cm de large, importante pour notre région. (25) Aleph-LaForte Paper-16K, de 185-220 cm large (voir la vidéo YouTube sous le même intitulé). (26) ColorJet-India, avec la TXF de 160 cm, et la FabJet Grand, de 330 cm de large. (27) Flora TX-3200DS, de 325 cm de large. Gandy Softjet-5000, de 530 cm de large. (28)Lüscher-Tschudi Rap-tor 320, de 320 cm de large. Celle-ci répond à la demande du marché d’une imprimante textile directe de 320 cm qui soit abordable. Ce qui, avec un prix pour la machine de 100 000 euros, semble réussi, la fiabilité suisse étant malgré tout préservée. L’imprimante est peut-être moins automatisée, mais elle fournit tout de même entre 70 et 140 m2 par heure grâce à ses huit têtes KM1024i capables d’accepter un large éventail d’encres pour textiles. Le système auxiliaire de thermofixage « Therminator 320 » de Lüscher-Tschudi coûte 70 000 euros. Disponible au Benelux chez AtéCé. (29) La Mimaki Tx300P-1800B, de 190 cm de large vaut la peine d’être mentionnée, car cette imprimante textile d’entrée est capable de travailler des étoffes tricotées/élastiques, grâce au tapis adhérent (sticky belt) qui en assure le transport. Elle possède quatre têtes d’impression en ligne et peut accepter plusieurs types d’encre. Difficile de faire plus complet ! Son prix est de 78 000 euros, séchage compris, mais sans fixage/sublimation séparés. (30) MTEX Dragon, de 180 cm de large. Les caractéristiques techniques de la Dragon n’ont pu être dévoilées vu la précocité du développement. (31) Mutoh ValueJet 1948WX, de 191 cm de large, imprimante-transfert à sublimation de colorants. On a pu en voir des échantillons exceptionnels lors des démos qui ont montré des cadences de production de 11,5 à 194 m2/h. Avec certains motifs textiles, le rapport de la qualité d’impression sur la vitesse ne laisse pas tant percevoir de différence qualitative. Cette nouvelle-venue coûte 45 000 euros sans calandre de sublimation. (32) La très exotique Gandy Softjet-5000, fabriquée par ATPco-lor, est intéressante par son prix de 390 000 euros (en fonction de la configuration de têtes d’impression). Ne serait-ce parce cette imprimante de 530 cm de large incorpore un cylindre-calandre de sublimation. Le principe - qui n’avait pas bien pris à l’époque sur l’Agfa Ardeco - aura-t-il plus de succès sur cette Softjet ? L’opérateur ATP rencontré lors d’un salon international de la signalé-tique se disait serein.

Sublimation indirecte

Le procédé d’impression indirecte sur textile par sublimation d’image-transfert a connu un surcroît d’attention en 2017, qui s’explique comme suit, dit un connaisseur : « Toutes les améliorations des années écoulées commencent à profiter au textile imprimé. Connues pour leur sensibilité, les imprimantes, matières et encres textiles de jadis sont aujourd’hui stables et fiables. » Même les imprimantes à sublimation d’entrée de gamme d’Epson, Mutoh et Roland DG fournissent une qualité de papier et d’impression-transfert digne de confiance. Avec la croissance des volumes, les prix des encres en dispersion pour textiles ont également baissé. L’offre des supports textiles à base de polyester s’est en outre élargie : de la toile de bâche ou de drapeau traditionnelle jusqu’aux tissus modernes étirables et rétroé-clairables en passant par les voiles et les étoffes soyeuses à la mode. Une offre élargie d’imprimantes à courroie de transport adhérente peut constituer une solution, mais les étoffes sont parfois si délicates à manipuler qu’un procédé indirect de transfert à sublimation s’avère alors plus efficace. Un tel système garantit également une qualité de résultat supérieure en termes de netteté d’image, et d’égalité, de saturation et d’intensité des couleurs. La sublimation indirecte permet aussi de se constituer beaucoup plus aisément un large assortiment de produits textiles. (33) Depuis 2016-2017, il existe aussi des presses calandreuses roll2roll jusqu’à 5 m de large. On voit aussi des presses avec calandre où l’on peut (34) introduire des découpes séparées de papier-transfert imprimé, avec la possibilité de les imbriquer. Les fournisseurs de calandres en Europe ont pour nom HeatJet, Kala, Klieverik, Monti Antonio et Transmatic.

Imprimantes de visuels rétroéclairés

En 2016-2017, on a vu une hausse des imprimantes dites « backlit », qui impriment, sur de la toile polyester et avec des encres UV, des applications très prisées en aménagement de stands et pour les publicités d’intérieur et d’extérieur en caissons illuminés. (35) La Mimaki UJV55-320 lancée à la Fespa 2016 a rapidement eu une succession. Avec d’abord (36) l’AcuityLED 3200R de Fujifilm avec un bac lumineux perpendiculaire. Manifestement, ses bords anguleux endommageaient trop la toile parce que l’on a vu plus tard (37) une version de l’Acuity-LED 3200R avec capot en plexiglas aux bords arrondis sur le bac lumineux. À la Fespa 2017, il y avait aussi des imprimantes backlit UV-Led de Flora, Handtop et Liyu. À signaler également, (38) La Mutoh Value-Jet 1638UH avec un module rétroéclairé facile à tenir et la (39) Polaroid de Magenta-Vision. Tous ces modèles fournissent des impressions UV rétroéclairables de bon aloi. Le fait de devoir tendre le textile rétroéclairé sur un caisson lumineux anguleux semble avoir été problématique. Ce que Mimaki avait amélioré à l’approche de la Fespa 2017 en prévoyant de petits rouleaux sur les angles du bac lumineux. (40) L’imprimante UV-Led INNO de Liyuwordt est vendue par la représentation allemande de Liyu-DMS GmbH à Porta Westfalica, pour le Benelux également. Cette backlit de 320 cm de large (avec des rouleaux sur les bords du caisson lumineux) fonctionne avec huit têtes KM1024 et produit jusqu’à 210 m2/h. Prix tarif : 72 000 euros. Toutes ces imprimantes backlit utilisent des encres UV pour reproduire des images sur un textile polyester rétroéclairable blanc glacier pour applications d’extérieur et d’intérieur.

Diverses autres choses encore

Encore quelques autres évolutions qui méritent d’être épinglées :· L’année 2017 a montré que les développements promis en jet d’encre monopasse pour les supports non textiles ont du mal à sortir des startingblocks. Les investissements dans ce domaine sont risqués. La situation est aujourd’hui plus rose et plus sûre pour le jet d’encre multipasse. L’impression numérique sur textile en mode multipasse a suivi une évolution stable ; l’offre est variée pour les PME et elles investissent de manière raisonnablement assurée. · L’encre inkjet UV à l’eau de Durst (sur (41) l’imprimante Rho WT 250 HS), ainsi que (42) l’AquaEndure d’EFI n’ont pas encore atteint le stade technologique suffisant pour provoquer une percée, même si Durst est plus plus avancée qu’EFI. · La (43) TX801 lancée en 2017 par Mouvent reste une promesse pour 2018. Grâce à la technologie de clusters de Mouvent, celle-ci est appelée à devenir la championne de vitesse en impression multipasse sur textile. Mouvent a mis au point ses propres encres textiles dans l’ancienne usine d’Ilford.· La (44) Colorado 1640 de Canon/Océ a fait un carton en 2017, fidèle en cela à ce qui avait été annoncé. L’encre UVgel d’Océ tient ses promesses et est en passe de détrôner l’encre Latex d’HP. Ce qui était l’objectif visé par Océ. · Memjet, fournisseur de technologie jet d’encre « en cascade », a annoncé cette année s’être allié avec le fabricant d’encres japonais KAO en vue du développement d’encres UV destinées à ses têtes Mems. Si l’initiative aboutit, les applications équipées de têtes jet d’encre Memjet pourront réellement s’envoler. Promesse est faite pour 2018. (45) La part de Memjet dans le segment d’entrée des imprimantes d’étiquettes à encres aqueuses est actuellement en hausse.· The Inkjet Conference, le congrès annuel du jet d’encre de l’ESMA, s’est intéressé cette année au développement de cette technologie pour des couches d’encre - et surtout de vernis - plus épaisses. Une évolution stimulée par les demandes des ennoblisseurs numériques. Des entreprises telles qu’Archipelago, Seiko, TTP et Xaar proposent des solutions pour la projection de couches d’impression et d’embellissement de plus forte épaisseur. Archipelago a mis au point à cet effet la technologie (46) Powerdrop. À comparer quelque part à un pochoir cylindrique de sérigraphie cylindrique, qui projette l’encre de l’intérieur vers l’extérieur. Le système est rapide et peut appliquer des couches épaisses, mais il n’offre qu’une variabilité très limitée et, en tout cas, pas en cours de tirage. Ce que permettent en revanche les têtes à haute capacité de Seiko, TTP et Xaar.· L’impression Giclée a encore un avenir pour 2018 et bien au-delà. Un spécialiste le formule comme suit : « Le procédé Giclée met la très haute qualité graphique par le biais de l’impression à la portée de tout un chacun » Les superbes Relievo 3D vendus 25 000 euros par le Musée Van Gogh ne sont pas pour la bourse de l’amateur d’art ordinaire. (47) Mais il existe une belle alternative, que le Musée Van Gogh promeut comme suit : « Van Gogh chez vous ! Des reproductions de haute qualité de ces œuvres peuvent à présent être commandées à la boutique du Musée à partir de 44,95 euros, dont cette impression Giclée sur toile. Choisissez le format et la finition, et cette magnifique reproduction sera spécialement réalisée pour vous ! » L’impression Giclée a donc encore un avenir, mais la concurrence des nombreuses boutiques en ligne est forte.

Jan Vroegop