Un salon alternatif du Sign qui a beaucoup à dire

03 mai 2018

L’Expo 4.0 a déployé un concept compact, distribué sur quatre sous-salons présentant autant de visages : TecStyle Visions, Wetec, POS-Masters et GiveADays. De quoi couvrir l’ensemble des disciplines pratiquées par les professionnels de la signalétique. L’offre pour les PME, en particulier, valait le déplacement. L’événement a pu compter sur une affluence de 13 700 visiteurs.

  • 1. Banderole de PromoTex.

  • 2. Viscom 2019.

  • 3. Siebdruckpartner.

  • 4. Catalogue intégral de Siebdruckpartner.

  • 5. Carrousel Seriplan SIX.

  • 6. MHM iQ-Oval Compact.

  • 7. « Chameleon » six couleurs de M&R.

  • 8. INO Print 500 SA6.

  • 9. Sakurai SC-72A.

  • 10. M&R i-Image STE.

  • 11. Grünig G-COAT 406.

  • 12. « Comme de la sérigraphie » : référence de Kornit.

  • 13. Effet de l’encre de sérigraphie à gonflement.

  • 14. Dirigeable publicitaire 4.0.

  • 15. Étiquettes textiles tissées industriellement.

  • 16. Lignes de broderie multitêtes.

  • 17. ZSK en mode broderie.

  • 18. Unité de broderie et de gravure laser Tajima.

  • 19. Évacuation de la matière détachée par le laser.

  • 20. Sticktec SES1501-Concept.

  • 21. Stickmaschine.de.

  • 22. Stand de Roland DG.

  • 23. Impression de ballons de football sur la VersaUV.

  • 24. Mimaki UJF-6042Mk-II.

  • 25. Mimaki UJF-7151.

  • 26. GCC JF-240UV.

  • 27. Démo swissQprint sur plaques de carton.

  • 28. Démo à plat de Mutoh.

  • 29. Échantillons de gestion des couleurs de Mimaki.

  • 30. Totem du stand Mimaki.

  • 31. Stand de DP-solutions.

  • 32. « Textile ArchiSkulptur » chez Epson.

  • 33. SureColor S80600 avec impression du blanc.

  • 34. Partie sérigraphie de l’Aeoon Kyo Hybrid.

  • 35. Kyo Hybrid côté chargement.

  • 36. Kornit Avalanche HD6.

  • 37. Impression du blanc sur tee-shirts Ghost.

  • 38. Presse à calandre Lotus.

  • 39. Ligne de préparation Weiss.

  • 40. Speedy-T.

  • 41. Snake TREE EPS.

  • 42. Simulation 3D Vidya.

  • 43. Système de calibrage colorimétrique de Caddon.

  • 44. Offre de Bluezone.

  • 45. Trotec’s SP2000.

  • 46 Démo Epilog.

  • 47. Système « 4 en 1 » d’Eurolaser.

  • 48. Tables de fraisage et de sciage Harmuth.

  • 49. Pelliculeuse à froid EcoLam 1650.

  • 50. Kala Mistral 1650.

  • 51. Stand d’UniBind-Peleman.

  • 52. UniFoilPrinter.

  • 53. Stand Extendit avec projection d’image.

  • 54. Boîtier de commande du film PDLC.

  • 55. Caméra de projection à l’arrière.

  • 56. Stand Fair-Eco-Bio.

  • 57. LED sur le stand de Bergmen.

  • 58. Flexible lumineux Hansen.

  • 59. Stiefel Digitalprint en XXL.

  • 60. Atelier sur les traceurs de découpe.

  • 61. Atelier Corel Draw.

Prise de connaissance

D’abord, quelques mots sur cette EXPO 4.0, qui revendique un profil international et se tient désormais tous les deux ans à Stuttgart, toujours début février. Le soussalon 4.0 TecStyle Visions a pour objet le textile promotionnel, sportif et professionnel, ainsi que sa décoration. Wetec met l’accent sur le soft sign, l’impression grand format, la publicité lumineuse et les enseignes. POS-Masters traite de marketing, de design et d’aménagement du point de vente. GiveADays enfin fait la part belle aux articles promotionnels. Et le tout en valait vraiment la peine ! Si ce n’est qu’une fois tous les deux ans, d’autres salons font concurrence à l’événement. À partir de 2019, le nouveau trio annuel formé de PSI, Viscom et (1) PromoTex se tiendra ainsi à Düsseldorf. Assistance attendue : environ 20 000 visiteurs. PromoTex va s’adresser aux professionnels du textile promotionnel, des tenues sportives, des vêtements de travail, du textile ménager et du finissage. PSI, (2) Viscom et PromoTex visent les mêmes marchés que ce qu’aura fait l’EXPO 4.0 un mois auparavant, les années paires. Et ce sans oublier la proximité chaque année du salon printemps-été FESPA. L’EXPO 4.0 se distingue toutefois par son caractère accessible, sa superbe organisation et le fait que l’on trouve à se parquer à proximité. Nous n’allons pas, dans cet article, zoomer séparément sur TecStyle Visions, Wetec, POS-Masters et GiveADays. Nous envisageons l’offre comme le feraient les PME du secteur du Sign. Voici donc, par chapitre, les nouveautés en matière de sérigraphie, de broderie, d’impression jet d’encre, de finition et ennoblissement, et de matériaux.

La sérigraphie toujours « bien en selle »

Tout à l’EXPO 4.0 semblait indiquer que la sérigraphie classique reste bien en selle. Ce salon lui attribue plus d’importance que la Fespa pour l’Europe de l’Ouest. Outre une offre d’une dizaine de machines de sérigraphie, on a eu droit à l’initiative notable de (3) www.siebdruck-partner.de. Ce collectif volontaire de 12 imprimeurs sérigraphes agit en partenariat avec les fournisseurs Ki-wo, Marabu, Sefar et Ulano. Siebdruck-Partner a (4) son propre catalogue complet, sa newsletter, un blog et d’autres canaux d’informations axés sur la diffusion du savoir dans le domaine de la sérigraphie. Il informe sur les services, formations et matériaux, et dispense des conseils. L’EXPO 4.0 a montré une offre généreuse de carrousels de sérigraphie, sur des machines de toutes tailles. Du simple (5) carrousel Seriplan SIX à six cadres au coût de 5 000 à 8 000 euros jusqu’au (6) MHM iQ-Oval Compact autrichien avec IDS (intelligent drive system), affiché à environ 60 000 euros dans la version à dix postes de sérigraphie 50 x 70 cm. Le distributeur allemand de M&R (Kro-schewski Industrie Technik GmbH, à Oberhausen) a proposé des démonstrations du (7) « Chameleon » six couleurs, au format d’impression maximum de 51 x 76 cm. Le distributeur de M&R pour la Belgique est Screen Products, à Badhoevedorp (Pays-Bas). L’automatisation de la sérigraphie revendiquait aussi sa place : INO Screenprinting, entreprise de Žiri, en Slovénie, proposait de l’impression-transfert de production totalement automatique (présentation, impression, évacuation sur un empileur) sur une configuration (8) Print 500 SA6 (50 x 35 cm). La ligne complète comme celle de la démo avec sécheur UV court coûterait dans les 250 000 euros. Vente directe auprès de (www.ino-ziri.si). Ce système modulaire autorise un grand nombre de variantes. (9) Sakurai-Natgraph a fait la démonstration de la presse feuille de sérigraphie automatique à arrêt de cylindre SC-72A au format maxi de 72 x 50 cm pour max. 2 300 impressions/heure. Questionné sur l’intérêt de présenter cette presse feuille à l’EXPO 4.0, le responsable du stand a expliqué que cette combi Sakurai répond à une demande du marché, qui souhaite pouvoir imprimer de la colle sur les transferts textiles (tout comme l’INO). De (10) M&R, on a pu voir aussi le système i-Image STE, pour l’impression directe des écrans de sérigraphie. Le format d’image maximum atteint 51 x 66 cm. L’insolation aux UV dure 1min 45s. Disponible au salon au « prix exceptionnel » de 50 000 euros chez Gröner.de. Pour la photosensibilisation des écrans de sérigraphie, (11) Grünig a montré son G-Coat 406. Ce système automatique vertical permet d’enduire les deux faces pour un format d’écran maxi de 70 x 100 cm. Prix : 9 200 euros. Disponible auprès de Publivenor, à Hal. La sérigraphie des tee-shirts reste la technique de référence, au point d’amener même Kornit à revendiquer (12) une qualité d’impression « presque aussi bonne que la sérigraphie ». (13) L’un des sérigraphes a montré des effets spéciaux sur tee-shirts, obtenus avec des encres gonflantes de deux couleurs différentes. L’encre blanche ressortait beaucoup mieux en relief que la couleur ocre.

Broderie

(14) Tous les jours de l’EXPO 4.0, un dirigeable publicitaire d’environ six mètres de long ronronnait au-dessus des allées. La société CAPZ, de Francfort, y promouvait ses « services de broderie de logos sur demande ». Une véritable action publicitaire 4.0 ! (15) Sur le stand de Nordica Eti-kettbolaget, nous avons vu de superbes logos tissés à plat. Sur rouleau, du genre inaltérable et inusable. Trop beau et trop souple pour sortir d’une machine à broder. Il est apparu qu’ils avaient été réalisés sur des machines à tisser. Donc pour de grandes séries comme en utilisent les corps de pompiers ou de police et les fédérations sportives. Voir www.etikettbo-laget.se. Site Web uniquement en suédois. La « famille » des machines à broder était présente au grand complet et leurs constructeurs rivalisaient d’ingéniosité pour attirer l’attention des visiteurs : Barudan, Fortron-Stickmaschine.de, Melco, Ricoma, SMF, StickTec, Tajima et ZSK. On n’en a toutefois pas vu en provenance de pays exotiques (16). Les grandes lignes de broderie multitêtes y crépitaient tout à leur aise. À peu près de la moitié des machines à broder sont de fabrication américaine. D’où la tendance assumée des fabricants allemands à insister lourdement sur le « Made in Germany ». (17) Comme, par exemple, chez ZSK, de Krefeld (www.zsk.de), très présent au salon, avec Joachim Flassenberg comme personne de contact pour la Belgique. (18+19) Tajima exposait quelque chose de particulier : une machine à quatre têtes flanquée d’une unité laser sur sa gauche. Celle-ci proposait des démonstrations de gravure laser d’emblèmes sur des pièces cousues en simili-cuir. Prix au-dessus de 100 000 euros. Pour plus d’infos, s’adresser à Tajima Benelux, à Baarle Nassau (Pays-Bas). Les visiteurs se montraient très intéressés par les machines à broder équipées d’un grand nombre d’aiguilles (de fils de couleur). (20) StickTec proposait une machine à broder à 15 aiguilles, la SES1501-Concept, silencieuse même à 1 200 points/minute : « Assembled in Germany ». (21) Fortron-Stickmaschine.de attirait l’attention avec ses machines tandem à 18 aiguilles « de fabrication allemande ». Cette société appartient à BK Elektronik GmbH, à Frickenhausen (Allemagne).

Imprimantes d’objets

(22+23) À l’EXPO 4, nous avons revu la Roland VersaUV LEC-330 qui, comme au PSI le mois précédent, imprimait sur des ballons de foot. Vue de l’avant ou de l’arrière, la machine de l’EXPO 4.0 était exactement identique. Mais avec deux ballons ou lieu de trois placés simultanément sous le chariot. À la question de savoir pourquoi on était repassé à deux, la réponse fut que les ballons doivent présenter exactement le même arrondi pour être à même hauteur sous les têtes d’impression. Les différences de hauteur peuvent en effet abîmer les têtes. Les initiés le savent, les ballons de foot gonflés n’ont presque jamais la même courbure. Le démonstrateur avait pu en trouver deux. N’oublions pas que la VersaUV LEC a été construite à la base pour imprimer sur des surfaces planes. L’image sur le ballon rond doit respecter un arc de courbure de maximum 3 mm. Ce qui implique que l’on ne puisse imprimer que des plans relativement petits. La leçon à retirer de tout ceci est la suivante : si l’on veut imprimer plusieurs objets simultanément avec une imprimante à plat, il est indispensable que ceux-ci aient exactement la même hauteur sur le plateau, ce qui n’a rien d’évident, avec des emballages par exemple. Parfois, une impression séparée par sublimation, transférée ensuite sur les objets avec une presse à chaud, offre une meilleure solution. Cette imprimante à plat Roland VersaUV LEC-330, capable d’imprimer beaucoup plus que des ballons de football, coûte 50 000 euros. Cette obligation de hauteur uniforme vaut également pour les autres imprimantes de gadgets et à plat montrées à l’EXPO 4.0 : (24) la Mimaki UJF-6042Mk-II, par exemple, avec son format d’objet maximum de 61 x 42 x 15,3 cm (37 800 euros). L’option pour bouteilles/objets cylindriques montrée en fonctionnement revient à 3 000 euros. Le critère de précision en hauteur vaut également pour la (25) Mimaki UJF-7151plus, avec format d’objet de 51 x 71 x 15,3 cm. Un prix de 48 500 euros avait été communiqué pour cette machine au PSI. Pour celle de l’EXPO 4.0, il était assez bizarrement question d’environ 60 000 euros. Seule différence : son système de déionisation embarqué. On veut bien, mais quand même. Quelle différence ! L’aspect critique de la hauteur d’objet vaut également pour la pendante de la Mimaki : (26) l’imprimante à plat LedUV hybride JF-240UV de GCC, pour un format de 61 x 50,8 x 30 cm. En faisant le récapitulatif de toute cette famille d’imprimantes d’objets, on se dit que l’avenir réside peut-être dans des navettes variables en hauteur, qui permettraient d’imprimer même sur des surfaces ondulées. (27+28) On a eu aussi droit à des démos d’imprimantes à plat plus grandes, comme celles de swissQprint et Mutoh, mais l’on parle ici d’imprimer des panneaux sur des tables aspirantes.

Imprimantes rouleau-rouleau

(29) Mimaki a volé la vedette à l’EXPO 4.0. De prime abord, on aurait dit une démo de collage. Le démonstrateur plaquait des bouts d’imprimés les uns sur les autres pour montrer à quel point la différence de couleur était infime après un changement de support. Le but en d’autres termes était de montrer combien Mimaki excelle dans la gestion des profils colorimétriques de substrats différents. (30) Les Mimaki UCJV300-160 et Tx300P-1800 avaient pour mission d’attirer les visiteurs sur le stand. Ce qui n’était pas trop nécessaire vu l’énorme totem rouge vif du stand du constructeur, visible en n’importe quel endroit du hall d’expo. On y proposait, sur la UCJV300-160, une démonstration d’im-pression-découpe en max. 162 cm de large. La Tx330P-1800 tentait d’amadouer le public en se présentant comme une imprimante jet d’encre textile directe d’entrée de gamme : largeur de 192 cm et convenant pour des encres à colorants en dispersion, à sublimation, à pigments, réactives et/ou acides. (31) Epson, que ce soit sur son propre stand ou sur celui de son revendeur DP Solutions, mettait l’accent sur l’impression roll2roll pour la déco intérieure et la mode. (32) Pour les imprimés de mode, on avait fait appel à l’inspiration de Franziska Poddig, bachelor en design industriel. Un signal de plus que la collaboration avec des étudiants peut donner un coup de fouet aux activités d’une entreprise. (33) La réputation mondiale de l’Epson SureColor S80600 n’est plus non plus à faire. Celle-ci peut à présent imprimer sur film transparent. Mimaki avait montré quelque chose de comparable un mois plus tôt au PSI, mais avec un blanc couvrant sur film noir. Les couleurs imprimées sur le blanc opaque avaient la même intensité que pour une impression sur film blanc.

Imprimantes DTG / de tee-shirts et équipements auxiliaires

Le sujet de l’impression de tee-shirts a déjà été brièvement évoqué au chapitre consacré à la sérigraphie, mais c’est surtout dans le domaine du DTG (direct to garment) que les nouveautés se sont bousculées. (34+35) La série d’hybrides « vert grenouille » Kyo d’Aeoon Technologies a capté tous les regards. Une banderole vantait (en anglais) : « La première combinaison de sérigraphie et d’impression numérique ». Où était l’hybride en l’occurrence ? En quoi cette imprimante de tee-shirts automatique autrichienne est-elle si particulière ? Cette Kyo est équipée de trois postes à l’avant où sont positionnés les tee-shirts. Mais elle possède aussi une station de sérigraphie à l’arrière. L’idée est d’imprimer les formes fixes en sérigraphie sur les tissus foncés, suivi d’un séchage éclair. Une impression jet d’encre polychrome à 600 dpi vient ensuite directement par-dessus le blanc sérigraphié qui a été séché. Cadence maximale selon le fabricant : 400 tee-shirts noirs enrichis d’une image A4 en couleurs. Le système sera également visible à la prochaine Fespa de Berlin. Prix tarif d’après les renseignements glanés sur le stand : 350 000 euros. Disponible aux Pays-Bas via Pals, à Tilbourg. À voir également la vidéo YouTube : « Weltpremiere: Aeoon Kyo Hybrid Series - TV TecStyle Visions ». En face, il y avait la (36) toute nouvelle Avalanche HD6 de Kornit (héritière de la Kornit Hexa), qui imprime un format d’image max. de 60 x 90 cm avec une encre « NeoPigment Rapid Ink ». Kornit prétend que l’Avalanche HD6 six couleurs consomme de 30 à 46 % moins d’encre que l’Avalanche Hexa. Les raisons ne sont pas des plus claires. L’économie résulte peut-être de l’évolution vers la « Rapid Ink », qui annonce une puissance de polymérisation supérieure sur des étoffes comme le coton, le polyester, les mélanges coton-polyester, le ly-cra, la viscose, la soie, le cuir, le denim, le lin, la laine, etc. Rendement maximum : 150 tee-shirts blancs ou 110 sombres. Cette nouvelle-venue coûte 370 000 euros, dans la même ligne que la machine d’Aeoon. Ventes via Screen Products à Badhoevedorp (Pays-Bas). Différents équipements auxiliaires pour imprimantes DTG étaient proposés. (37) Comme le montre Samir Ben-talla, le démonstrateur de Ghost, son système Ghost sur la photo réalise des impressions blanches sur tee-shirts noirs. Ce système à toner fonctionne avec des toners blanc, fluo et d’autres couleurs, et il convient pour des imprimantes laser, avec feuille et presse de transfert. Voir également sur la boutique en ligne de Ghost : www.ghost-white-to-ner.com, où l’on peut trouver des packs de démarrage A4 et A3 à partir d’environ 500 euros. (38) Lotus Transfer Press Solutions GmbH & Co. KG faisait la démonstration de sa presse à calandre (90 x100 cm) pour des pressions de 2,5 à 8 bar. Prix de 11 000 euros, directement auprès de Lotus-Berlin (auparavant via PantoonBenes). (39) La société danoise Weiss présentait ses lignes de préparation pour l’impression de tee-shirts, disponibles comme illustré avec pré ou post-traitement de surfaces d’impression jusqu’à 80 cm de large. Via www.weissma-chines.com. (40) La plieuse de tee-shirts Speedy-T est un système d’entrée typique pour le pliage et la mise sous plastique de tee-shirts. Son fabricant est Chiossi E Ca-vazzuti. Le prix est d’environ 8 000 euros par l’intermédiaire de Screen Products, à Badhoevedorp (Pays-Bas). (41) IVM Sign-TEX a présenté le système Tree EPS de Smake GmbH, en combinaison avec la Bro-ther GTX. Ce système de positionnement a été lancé à la Fespa de Hambourg et on a pu le voir chez plusieurs exposants à l’EXPO 4.0. Le Tree EPS fonctionne avec un projecteur LED placé à la verticale du plateau d’impression et qui projette l’image sur le tee-shirt au bon endroit et dans le bon format. Un prix de 2 490 euros est annoncé pour l’ensemble matériel-logiciel Tree EPS de Smake, via ww.smake.company. (42) Multi-Plot, entreprise de Bad Emstal, présentait le progiciel « Vidya », d’Assyst, en partenariat avec le « Deutschen Institut für Textil- und Faserforschung » (DITF). « Vidya » affiche à l’écran une simulation 3D d’un design de vêtement habillant un avatar humain fidèle. Après validation, un fichier 2D est automatiquement généré à partir de la conception 3D, en vue de son impression avec ErgoSoft version 15. « Vidya » fournit aussi un fichier de CAO pour les contours de découpe. Disponible au prix de 10 000 euros auprès d’Assyst GmbH, à Aschheim-Dornach. (43) La qualité et la gestion des couleurs pour l’impression textile fut également un des thèmes à l’honneur à l’EXPO 4.0. Caddon a montré son système multis-pectral de calibrage colorimétrique, qui convient pour toutes comparaisons de couleurs sur tous types de textile. À gauche sur la photo, on voit une cabine à lumière étalonnée D50 pour une vérification précise de la correspondance des échantillons avec les fichiers de scan (et leur éventuelle modification). L’armoire laser est à droite. Disponible via www.caddon.com.

Systèmes de façonnage et d’ennoblissement pour la signalétique

EXPO 4.0 accueillait différents fournisseurs connus et moins connus dans le domaine de l’usinage, de la découpe (laser), du fraisage, du sciage et de l’ennoblissement. Certains avec des versions particulières. (44) Sur le stand de Bluezone, on trouvait des offres intéressantes pour des systèmes de cintrage des chants de lettres. Pour celui qui hésite entre la sous-traitance ou la fabrication en interne, les équipements compacts de Bluezone valent la peine d’être envisagés. Via www.bluezone-berlin.de, ou consultez www.alibaba.com si vous n’êtes pas pressé. (45) La coupeuse laser grand format SP2000 de Trotec est déjà sur le marché depuis un certain temps, ce qui ne l’a pas empêchée de remporter un franc succès au salon. L’accessibilité par les quatre côtés pour les opérateurs est typique de la SP2000. Une ouverture de 180 cm de large à l’avant et l’arrière facilite le chargement. La puissance du laser va jusque 400 watts. Disponible auprès de Trotec Laser Belgium, à Malines. (46) Epilog Laser, à Houten (Pays-Bas), a offert des démonstrations d’ennoblissement par laser de pièces d’habillement de type velours. Il s’agit en fait de brûler la couche supérieure, de manière à obtenir une image sombre sur une étoffe claire. La présentation effectuée sur une Epilog Zing-24 Laser (30 x 61 cm) ouvre une perspective totalement nouvelle sur la décoration de tee-shirts. Le prix donné au salon pour la Zing-24 tournait aux alentours de 18 000 euros. (47) Impossible de passer à côté du système de façonnage de textile « 4 en 1 » pour applications soft sign d’Eurolaser. Sur une table de découpe laser grand format, était déroulé un rouleau de textile imprimé d’environ 180 cm de large. Sur la traverse étaient aussi montés quatre systèmes : une caméra de détection, l’unité de découpe laser, un distributeur d’étiquettes et un poste d’impression trois couleurs. Ce système « 4 en 1 » est destiné à découper différents produits textiles en grands nombres, et à les doter d’une étiquette et d’un codage (matriciel ou codes-barres) en vue de leur identification dans les ateliers de couture. Cet instrument de production coûte entre 150 000 et 350 000 euros (selon le format et le laser), et il est disponible via Zünd Benelux. (48) Harmuth, constructeur bien connu pour ses machines CNC de fraisage et de sciage lourdes, en montrait deux à l’EXPO 4.0 : derrière à gauche sur l’image, le banc de scie vertical (F-Vertikal, environ 110 000 euros), et à droite, la table de fraisage F-Serie, environ 100 000 euros. Vente chez Igepa Belux, à Aalter et Awans. (49) La pelliculeuse à froid EcoLam 1650 de Neschen a été montrée en fonctionnement lors du salon. Celle-ci a été lancée l’an dernier par Neschen, qui la présente comme un « modèle d’entrée économique ». Disponible chez Vink, à Heist-op-den-Berg. Inapa/Complott vantait (50) la Kala Mistral 1650, disponible notamment par l’intermédiaire de PantoonBenes, à Tamise. 7 690 euros en « prix salon ». (51+52) UniBind-Peleman Industries, à Puurs, a déroulé son assortiment complet pour le visiteur. Motif : les signaléticiens achètent aussi des produits de bureau. L’UnifoilPrinter était également disponible en offre salon. Ce système réalise des marquages à la feuille métallique sur du texte et des logos, par exemple sur les supports plastiques utilisés dans le monde de la signalétique. En promotion pour l’EXPO 4.0 à 3 995 euros, contre un prix normal de 4 984 euros.

Matériaux et ateliers

(53) L’exposant Andreas Frings a fait la démonstration d’un film fonctionnel autoadhésif en PDLC (Polymer Dispersed Liquid Crystal), pouvant s’appliquer « sans instrument » sur des surfaces vitrées. (54) Des cristaux liquides acti-vables sont ainsi dispersés dans la couche de polymère totalement transparente. Selon que le film est ou non sous tension, une vitrine de magasin totalement transparente devient blanc opaque, gris clair ou gris foncé (au choix). Il est aussi possible de projeter une image par l’arrière sur une fenêtre blanc opaque. (55) Un minuscule projecteur est intégré dans le châssis. Le film revient à 579 euro/m2, mais en tenant compte de la perte liée aux chutes, car le rouleau fait 150 cm de large. Entre 100 et 400 euros de frais supplémentaires sont à prévoir pour le kit de démarrage, le boîtier électronique et une minuterie. Un échantillon A4 de démonstration avec circuit de commande coûte 180 euros. Commande directe auprès d’Extendit digital solutions GmbH, à Nüm-brecht. (56) Sur le stand Fair-Eco-Bio, l’organisateur d’EXPO 4.0 avait rassemblé un trio autour du commerce équitable, de l’écologie et du bio, avec des participants venus de Londres, de Cologne et de Copenhague. En l’occurrence : Mantis World Ltd, Dakota Textildruck et Neu-tral.com. Le commerce équitable était présent à travers les marques textiles « Tencel » et « Neu-tral ». Dakota imprimait des tee-shirts FairTrade sur place avec des encres de sérigraphie à l’eau. Les tee-shirts « Tencel » étaient présentés comme fabriqués en « fibres de cellulose d’origine botanique ». « Neutral » dispose de six certifications orientées éco et FairTrade. (57) Les visiteurs en quête de conseil pour des projets d’éclairage pour un point de vente, un stand, une façade, etc. pouvaient s’adresser à Bergmen, de Cracovie, en Pologne. D’expérience, les fournisseurs polonais parlent en général bien l’anglais (58) Hansen, société d’Haselund, proposait directement des flexibles lumineux au prix de 90 euros/m, à côté d’une offre étendue pour le marché de l’enseigne (www.hansen-led.de). (59) Quelques grands noms dans le domaine du Sign exposaient également au salon. Ainsi Stiefel Digitalprint GmbH, de Lenting, avait un stand. Son but n’était pas seulement de soigner ses relations publiques, mais aussi de recruter des revendeurs. L’EXPO 4.0 était l’occasion de collecter une masse de savoir, ainsi que l’ont confirmé les présentations très suivies de divers fournisseurs. (60) L’atelier de Sef Textiles consacré à la découpe de textile sur traceur affichait ainsi complet. (61) Celui de Corel Draw aussi.

Jan Vroegop