Notre tout premier faire-part, quelle aventure !

11 septembre 2017

Le 26 août 2017 fut le Grand Jour. Cette journée, nous avons commencé à la préparer un an et demi à l’avance avec l’espoir d’y arriver le plus sereinement possible. Dans cet article, je vous emmène dans les coulisses de la conception et de l’impression de notre faire-part de mariage.

  • Il ne reste plus qu’à assembler le faire-part.

  • Vérification de la découpe laser. Les étoiles ne devaient pas être trop rapprochées.

  • Collage et contrecollage réalisés par nos soins à l’aide d’un ruban adhésif double face qui a été fourni par le prestataire.

L’aventure du faire-part a commencé fin octobre 2016. Comme nous nous y prenions suffisamment tôt, nous avons opté pour un « Save The Date » de vive voix afin de concentrer tous nos efforts dans le faire-part. Etant donné le mariage multinational, nos invités ne sont pas uniquement situés en Belgique, mais aussi en France, en Italie, en Irlande, au Canada et en Chine. Nous voulions donc les envoyer suffisamment tôt pour que chacun puisse préparer confortablement leur logistique. Dans les faits, nous avons eu deux mois de retard. Mais qu’à cela ne tienne, nous avions encore de la marge.

Pour moi, la conception du faire-part est tout aussi cruciale que de choisir LA salle, LE traiteur, j’oserais même dire LA robe… Car oui, le faire-part est un peu la « carte de visite » de notre mariage. C’est le premier point de contact avec les invités et autant qu’ils aient le désir de venir avec plaisir. Le faire-part annonce la couleur, le style, le ton… et surtout les informations essentielles comme la date. Plus encore, le faire-part concrétise, après les fiançailles, l’engagement que nous allons prendre l’un envers l’autre. Ce n’est pas une mince affaire ni quelque chose à prendre à la légère.

Si pour mon cher et tendre, le faire-part n’était « qu’un bout de carton qui finirait de toute façon à la poubelle » (cette réflexion génère en moi une certaine crispation), il a néanmoins sauté à pieds joints dans cette aventure. Et lui aussi, y a accordé tout le sérieux que cela mérite. Car lui aussi, voulait en faire quelque chose de personnel, qui nous corresponde. Personnellement, j’espérais aussi m’amuser un peu. Je voulais explorer en tant que cliente ce qu’il est possible de faire avec toutes les techniques que j’ai pu découvrir à travers le magazine Nouvelles Graphiques. Dorure (classique, numérique ? ), découpe laser, embossage, typographie, impression numérique… Qu’allions-nous privilégier ? À ce stade-ci, j’avais déjà perdu « Mon Futur » pour qui l’impression ne se résume qu’à une photocopieuse. Je caricature, mais vous avez saisi l’idée.

Bien sûr, la réalité nous a vite rattrapés financièrement. Car si le faire-part est un poste important, il y a aussi des limites. D’autant plus, si le carton finit véritablement à la poubelle. Néanmoins, se fixer un budget présente l’avantage de faire émerger plus de créativité. Il nous oblige en effet à trouver des astuces et à faire des choix afin d’obtenir quelque chose qui soit à la fois original et abordable.

À la recherche du graphiste-imprimeur

La première difficulté est apparue dès qu’il a fallu passer aux choses concrètes. Qui contacter ? C’est la première question qui se pose et le premier réflexe est de chercher sur Internet. Si nous nous sentions d’emblée perdus, nous n’étions pas les seuls. Ce fut également un gros point d’interrogation pour un couple d’amis aussi en plein préparatif de mariage…

En tapant « imprimeur de faire-part » dans le moteur de recherche, les premiers résultats proposent essentiellement des imprimeurs de faire-part en ligne. Puisque nous voulions concevoir notre faire-part de A à Z avec un suivi personnalisé, l’éventualité du faire-part en ligne ou de la conception sur un site Internet a tout de suite été écartée. Cela dit, les sites d’impression en ligne constituent déjà un premier indicateur budgétaire de base et d’idées créatives. Quelques prestataires physiques apparaissent également dans les premiers résultats de recherche, mais ne correspondent pas forcément à notre zone géographique.

Personnellement, j’avais en tête deux prestataires qui sont spécialisés dans les faire-part sur mesure et non sur catalogue. Je les avais découverts en faisant des recherches pour un article quelques années auparavant et je ne les avais pas oubliés. Il s’agit de l’Atelier du faire-part et du studio graphique Kiv’la.

Premier rendez-vous

Notre premier rendez-vous s’est déroulé à l’Atelier du faire-part. Lors de cette première rencontre, nous avons pu discuter entre autres du style, du format (rectangulaire, carré, rond, fantaisiste…), du type de papier (calque, vélin, carton recyclé…), de la disposition des textes, des codes couleur et des polices de caractère. Le thème du mariage que nous avions choisi – celui des constellations – a constitué un véritable fil conducteur pour définir le projet. Au bout de deux longues heures de réflexion, nous avions pu coucher sur papier notre première ébauche de faire-part. Du point de vue technique, nous avions retenu la découpe laser comme finition originale. L’idée était de découper une traînée d’étoiles sur la partie enveloppante du faire-part. Pour cela, nous avions fourni nous-mêmes le motif.

Ce premier rendez-vous fut très constructif et agréable. Il ne nous restait plus qu’à attendre le devis, qui est arrivé une semaine ou deux plus tard. Le hic : notre budget avait plus que doublé. La découpe laser était une des causes principales. Cependant, nous avions la liberté de faire appel à d’autres prestataires que celui proposé par l’Atelier du faire-part. Nous nous sommes donc renseignés auprès d’Asuvorm d’Anvers, qui est pour moi la référence en la matière en Belgique. Asuvorm a pour cœur de métier la découpe laser. L’entreprise est pour cela équipée de machines industrielles qui, selon moi, devaient permettre d’amortir les coûts. Cela s’est effectivement vérifié. Pour la même prestation, le tarif a été divisé quasiment par trois. Pourquoi ? Difficile à dire. Ce que nous avons pu comprendre, c’est qu’un système entièrement automatisé réduit considérablement les coûts. Nous pensons donc que l’intervention humaine était moins importante chez Asuvorm. À ce stade, notre projet de faire-part était constitué de deux papiers différents ainsi que cartons de formats différents. En plus de l’impression numérique couleur, du pliage et de la découpe au laser, il y avait également du contrecollage. L’ensemble donnait un faire-part à double volet fermé de 148,5 x 210 mm (A5).

Second rendez-vous

Parallèlement, nous avons rencontré Kiv’la, le deuxième prestataire de la liste. Lors de ce deuxième rendez-vous, nous avons pu affiner davantage notre projet. Nous avons été conquis par l’idée d’une pochette rectangulaire constituée de quatre cartons amovibles et de formes différentes. A la différence, le projet était cette fois-ci constitué de trois papiers différents : un calque nacré, un blanc nacré et un bleu nuit irisé. Ici, le contrecollage et le collage sont laissés aux soins du client qui reçoit un ruban adhésif double face. Cette dernière option présente évidemment un avantage économique. Au final, nous avons trouvé dans ce second projet des solutions beaucoup plus en phase avec nos attentes et notre budget.

La découpe laser comme pierre angulaire

Un second rendez-vous a eu lieu chez Kiv’la qui s’est mis en contact avec Asuvorm pour tester le motif que nous avions fourni pour la découpe laser. Le résultat de notre traînée d’étoiles sur la pochette irisée bleu nuit était une réussite. Bien que le motif choisi donnait un très bel effet, le premier test a révélé des points sensibles dans le motif de base. Certaines étoiles du motif qui étaient trop rapprochées ont dû être repositionnées afin de garantir la résistance du papier.

Le pliage a été un autre point central du faire-part. Au lieu de rainer de manière traditionnelle le papier pour un pliage net et aisé de la pochette, nous avons opté pour la rainure au laser. Les entailles servant à la disposition des petits cartons ont également été réalisées au laser. Une astuce qui a permis de réduire le budget pliage de moitié. Au-delà de cet aspect, il est aussi question de goût et d’esthétique. Le carton étant assez épais, le rainage au laser s’y prêtait bien, surtout pour une utilisation éphémère. Par ailleurs, le carton étant foncé, les traces de brûlure du papier n’étaient pas perceptibles. En bref, le laser a ici permis de faire d’une pierre deux coups.

Du BAT à l’enveloppe

Nous approchons d’une des phases finales du faire-part, celle de l’impression. Quelques éléments iconographiques et données variables sont encore à discuter. Combien de faire-part et combien d’invitations pour le jour et le soir faut-il ? Est-ce que tous les renseignements sont corrects, les couleurs conviennent-elles, y a-t-il des fautes d’orthographe ? La navette de corrections se faisant, nous sommes parallèlement partis à la recherche d’enveloppes appropriées. C’est au Paper Factory de Fedrigoni à Bruxelles que nous avons trouvé notre bonheur. Puisqu’il est possible d’y consulter librement les papiers de création et de se fournir à la pièce, autant en profiter.

Nous avons reçu nos faire-part fin février de cette année. C’est à Gembloux, chez Kiv’la, que nous sommes allés les récupérer. Un sac en papier kraft renfermant nos 101 faire-part et tout le matériel nécessaire pour les assembler nous attendait. C’est alors que nous nous sommes rendu compte que nous n’étions pas encore arrivés au bout de nos efforts : il fallait les assembler. Mais grâce à l’ardeur de Mon Futur, supporté par le coup de main de mes deux sœurs-témoins, nous sommes arrivés au bout du cent-unième faire-part en quatre longues soirées, soit quelque 24 heures de travail.

Côté déco et impression, beaucoup de choses restaient encore à faire : plan de table, nom de table, marque-place, le menu et pourquoi pas aussi un livret de messe ? Cerise sur le gâteau : notre figurine de mariés imprimée en 3D pour le gâteau de mariage. Ou pas. Mais est-ce seulement possible ? Nous n’étions pas encore prêts pour cette aventure-là.

Nous remercions l’Atelier du faire part, Kiv’la et Asuvorm pour la réussite de notre projet de faire-part de mariage.

Aurelia Ricciardi

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